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Un conte pour la fête de l’Immaculée

Ce 21 novembre est la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple. Anne et Joachim présentent Notre Dame au Temple de Jérusalem. Plusieurs traditions rapportent que l’Immaculée Conception passera une partie de sa vie au service de ce lieu saint, comme d’autres filles juives de l’époque. Elle y restera jusqu’à sa majorité où elle sera fiancée à saint Joseph.

Pour cette occasion, voici un petit conte que nous avons écrit pour honorer l’Immaculée Conception. J’espère qu’il vous plaira, et qu’il honorera le Cœur Immaculé de Marie.

Vous accompagnerez le narrateur dans une sorte de Tour de Bretagne, de Tro Breizh, entrepris pour mieux comprendre et connaitre l’Immaculée. Mêlant irruption d’anges et de saints, considérations mystiques et prophétiques, cheminement simple et humain, ce récit vous entraînera à la fois dans l’aventure et dans la méditation. Vous serez parfois amusés, et vous découvrirez sûrement des réalités que vous ignorez.

Bonne lecture !

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2025 : Le jubilé des 1ers samedis du mois pour une paix durable

La guerre sévit, le monde est à feu et à sang. Cela peut nous laisser songeurs et inquiets.

Mais, nous avons une bonne nouvelle : la Vierge Marie nous a donné un moyen précis pour qu’une paix durable s’installe en ce monde !

C’est à Fatima, une apparition unique en son genre, qui sort du lot parmi toutes les apparitions mariales.

Une dizaine d’apparitions sont reconnues parmi 20.000 apparitions recensées. Et la seule que les papes et toute l’Église ont autant écoutée et cautionnée, c’est Fatima.

Rien ne sert de se perdre dans la multitude des apparitions, car à Fatima tout est dit.

C’est un moyen très simple, accessible à tous, qui n’a pas encore été utilisé.

Les promesses de paix sont explicites.

C’est un cas unique.

C’est le 13 juillet 1917 : « Pour empêcher la guerre », la Vierge Marie annonce qu’ella va venir demander la « Communion réparatrice des premiers samedis ». Et elle revient en 1925 pour la demander explicitement auprès de sœur Lucie. La demande est cette fois-ci au présent. 2025 est donc le jubilé de cette demande.

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Un petit manuel de discernement : Choisir dans l’Amour de Jésus

Le livre ci-dessous peut être utile à tous ceux qui ont des choix à poser, petits ou grands, ou qui s’interrogent sur leur vocation ou leur métier.

L’auteur a consenti à le rendre disponible ici. Vous pouvez télécharger le pdf, et l’imprimer si cela vous est possible pour en profiter pleinement. Espérons que cela permettra à beaucoup de personnes d’user des bons conseils qui y sont écrits, et que cela portera du fruit quant à leurs choix de vie !

Si vous connaissez des personnes qui ont des choix à poser, n’hésitez pas à le leur envoyer ! Nous savons combien certains peinent pour orienter leur vie et user de leur liberté, et qu’il suffit parfois de peu pour les aider.

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À la recherche des Apôtres des Derniers Temps

Ce jour-là, je me tenais en prière. Mon Jésus d’Amour était là, dans ma chambre, comme une joyeuse présence. C’était doux et humble à la fois.

Regardant par la fenêtre, je vis un immense Dragon à trois Têtes, qui crachaient du feu. La première était rougeâtre, et voulait détruire la famille et l’accueil des vies humaines. La deuxième était bleuâtre, et cherchait à briser l’union de l’esprit et de la matière en se servant des paradis virtuels et des pensées raisonnables. La troisième était verdâtre, et distillait des spiritualités honorables et des idéaux respectables pour nous détourner du Dieu qui s’est fait chair en Jésus-Christ. Ce Dragon voulait donc nous fermer la porte du mystère de l’Incarnation. Et malgré des apparences passagères de grande beauté, il semait division, destruction et mort.

Il était tellement puissant que nous ne pouvions plus attendre de salut qu’auprès d’Adonaï. J’ouvris donc le Livre des Prophéties pour y chercher quels secours Dieu avait préparés pour notre époque. Mon ange me guida. Et le passage qui se présenta à moi fut celui des Apôtres des Derniers Temps de saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Il les voyait arriver dans les grands combats eschatologiques. Ils devaient allier contemplation et action d’une manière inégalée. Fidèles serviteurs de la Vierge Marie, ils devaient obtenir les grâces d’un grand Renouveau.

Je tournais quelques pages, et je tombais sur la description des Apôtres de l’Amour de Jésus, annoncés à Marcel Van. Comme des petits enfants de Marie, tout remplis d’amour, ils devaient écraser la Tête de l’Antique Dragon, et permettre au Règne de l’Amour de Jésus de s’installer sur la Terre. Ils n’étaient pas prévus pour l’époque de ce jeune vietnamien, mais pour plus tard. Plusieurs générations s’étaient écoulées depuis lors. Et je me mis à penser qu’ils étaient probablement déjà parmi nous, et s’étaient peut-être mis à l’ouvrage.

Ma méditation me portant des mois durant dans cette direction, je résolus de me mettre à leur recherche. Je me sentis conduit par l’Esprit-Saint pour mener cette quête. Et mon ange semblait bien à l’œuvre pour organiser ce périple. Je pris mon sac à dos. Et je partis par les routes, à la recherche des signes de leur présence.

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Les trois venues de Jésus

L’Annonciation (par Eustache le Sueur, 1650)

La venue de Jésus dans notre monde est triple. Dieu le Fils s’est fait chair pour nous sauver et venir jusqu’à nous, et cela se réalise de trois manières.

Il est venu il y a deux mille ans en se faisant petit enfant chez Marie et Joseph par l’Esprit-Saint, a prêché le Royaume, a vécu sa Passion et est Ressuscité, puis il est reparti par son Ascension vers le Père. C’est sa première venue.

Il reviendra à la fin des temps dans sa gloire pour récapituler toutes choses en lui, quand nos yeux s’ouvriront pleinement à sa présence. Ce sera le temps où toutes choses seront achevées. Mais déjà, quand chacun de nous partons vers le Ciel au terme de notre pèlerinage terrestre, nous vivons cette rencontre ultime avec Jésus, en attendant ce grand moment où cela sera vécu par l’ensemble du monde créé. C’est sa troisième venue.

Et entre ces deux moments, il vient par l’Esprit-Saint pour habiter dans nos cœurs. Sa grâce fait irruption en nous, par les sacrements et la vie de l’Église, pour que nous l’accueillons dans nos cœurs, dans nos maisons, dans toutes nos réalités. C’est sa deuxième venue.

Jésus n’est parti par son Ascension prendre la dimension de Dieu le Père que pour pouvoir être présent par son Esprit-Saint à chacun de nous. Il se cache pour que nous l’accueillons au plus intime de nous-mêmes et pour que nous réalisions son œuvre dans ce monde à son exemple.

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Autrement vôtre

Faisant un matin un peu de thé au logis, et buvant tranquillement ma tasse du petit déjeuner, j’ai eu l’intuition du contenu de cet article. Je ne prétends pas être un expert en psychologie, bien loin de là, mais je pense que l’approche que je présente ici vaut la peine du temps pris pour l’écrire.

Nous connaissions le ça, le moi et le sur-moi. Bien sûr, ces notions venues de Freud ne sont pas à absolutiser, et doivent être comprises et utilisées au sein d’une juste anthropologie. Cet auteur et praticien avait malheureusement des déficiences là-dessus, mais nous avons rencontré des personnes qui avaient cet équilibre.

Et ce matin-là donc, me parlant avec moi-même, et avec le Seigneur Dieu, ce système bien huilé mais quelque peu statique m’est venu à l’esprit, et j’ai eu l’intuition qu’il manquait un quatrième larron pour que ces notions expriment mieux la réalité. Vous l’attendiez tous, le voilà : c’est l’autrement-moi !

Au début cela m’a fait rire, mais finalement l’idée semble valoir le bout de chandelle brûlé à l’écrire. Je m’explique donc.

Le ça, ce sont les pulsions, passions et dynamismes qui sont en nous, parfois conscientes, et souvent inconscientes. Le sur-moi, ce sont les pensées, le cadre moral et les injonctions qui nous poussent à agir dans un sens donné et à évaluer ce que l’on fait, parfois consciemment et parfois inconsciemment. Et le moi, c’est notre propre représentation et détermination dans tout cela, comment je me perçois et ce sur quoi j’ai une prise pour agir.

Et alors, le quatrième mousquetaire, l’autrement-moi, c’est le moi dans l’action, dans le changement, quand il devient autre. Vous me direz : mais alors, c’est juste le moi dans le futur ? Eh bien, non. Car selon nous, notre être a la dualité de la vie et du don (cf Le Don et la Vie). Et nos vertus morales sont duales (cf Marier les vertus morales). En particulier, la vertu cardinale principale est à la fois prudence et entreprise : parfois elle modère notre agir et parfois elle pousse à l’action. Ainsi se développent en nous deux représentations et déterminations de notre personnalité en lien avec le ça, le sur-moi et le monde extérieur : une tournée vers la prudence et l’autre vers l’entreprise. Une vers la conservation de la vie et une vers le don de soi. C’est le moi et l’autrement-moi.

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Mais qui sont les anges ?

Qui n’a pas croisé, intrigué, une de ces créatures ailées au détour d’une histoire, d’une œuvre d’art ou accrochée dans un coin d’une église ou d’un bâtiment ? Tantôt petit et joufflu comme un bambin. Tantôt en armure de guerrier et terrassant un dragon. Tantôt lumineux et flamboyant. Parfois veillant sur nous et nous soufflant de bonnes idées.

Les anges, avez-vous dit ? Il est vrai que nos aînés du Moyen-Âge auraient été moins surpris d’en croiser un au milieu d’un bois ou en levant les yeux au ciel, que de découvrir un de nos engins vrombissants, qu’il soit terrestre ou aérien. Dans une tendre naïveté, beaucoup pensaient même que le monde au-delà de la Lune était leur demeure. C’était eux qui faisaient bouger les sphères célestes faites d’éther, une autre matière que celle d’ici-bas et non soumise au changement. Ce rôle était du moins celui de certains anges appartenant à ce qu’ils appelaient une hiérarchie intermédiaire : celle dont les membres servent de messagers entre le monde de Dieu et le monde des hommes (le mot ange a d’ailleurs comme sens celui de messager). Car au-delà de ces sphères se trouvent la Divinité et la hiérarchie supérieure des Séraphins, des Chérubins et parfois des Trônes, qui là-haut chantent sans fin la gloire de l’Éternel. Et en-dessous, dans le monde sublunaire, la hiérarchie inférieure (des anges gardiens, archanges et principautés) s’occupe du monde des hommes : des personnes, des lieux saints, des pays, etc. Tout cela fait du beau monde ! Il faut s’imaginer le regard émerveillé de nos ancêtres vers ces créatures célestes.

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Le Verbe s’est fait chair

« Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jn 1, 14)

Angélus Silesius, un mystique allemand du XVIIème siècle nous dit : « Le Christ serait-il né mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas en toi, c’est en vain qu’il est né ». Dans son livre, Le Voyageur chérubinique, il nous parle souvent de cette naissance du Christ dans une âme par l’Esprit-Saint, comme une perle qui se forme dans un coquillage.

C’est là le grand mystère du christianisme : Dieu se fait chair et vient comme un enfant habiter dans notre âme, dans notre esprit, dans notre corps. Il vient comme un enfant. Cela se fait par les sacrements. Le baptême en est la porte d’entrée. L’eucharistie est le lieu par excellence pour le vivre. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. » (Jn 14, 23). Ce que Dieu a fait dans la Vierge Marie et chez saint Joseph, à savoir venir comme un enfant, il le refait mystérieusement en chacun de nous. Il répand sur nous son Esprit pour que le Christ habite à nous. Dans la nuit, Jésus vient habiter chez nous, il nous demande de l’enfanter en ce monde. C’est un mystère de noces, qui commence aujourd’hui et qui continuera éternellement au Ciel. C’est une union féconde de la créature avec son Dieu. Le Verbe se fait chair en chacun de nous. C’est pourquoi l’Église aime le culte des saints, car en plus d’être pour nous des amis et compagnons de route, Dieu habite en chacun d’eux.

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Sacramentalité et réalité

Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit Dieu. La divinité s’est associée à l’humanité en Jésus-Christ pour nous manifester son amour, nous réconcilier avec elle et nous entraîner dans les mouvements éternels des échanges du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint où tout n’est que vie, don, joie, félicité, union et fécondité.

Dieu, qui est présent à toute chose de tous les instants, est venu par son humanité à un moment donné de l’histoire pour faire de nous des fils adoptifs. Il a vécu, il est mort et il est ressuscité. Puis il est reparti, mais sans nous laisser seuls. Non seulement il nous a donné son Esprit-Saint, mais il nous a donné l’Église pour que nous trouvions en elle les moyens d’être rendus participants du grand mystère de son Incarnation, de sa Rédemption et de l’Assomption de la nature humaine en Dieu. Il nous l’a donnée pour que notre vie ne soit plus livrée à nous-même et à nos propres forces, mais pour que nous entrions dans la vie même de Dieu, dans les propres mouvements de sa vie intime.

La vie de l’Église, c’est le Christ qui s’approche de nous, qui nous transforme et nous confère l’adoption filiale. La vie de l’Église, c’est le Christ qui vit en nous pour nous entraîner dans l’Amour trinitaire.

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Des diverses analogies

L’analogie est un procédé au cœur de la philosophie, au cœur de la métaphysique. C’est elle qui permet d’entrer dans le mystère des choses de ce monde, d’en découvrir les beautés et les diversités. Perdre l’analogie, c’est tomber dans l’univocité où tout est pareil, ou dans l’équivocité où tout est différent et où il n’y a plus de liens entre les choses. C’est aussi perdre la compréhension du monde de Dieu à partir des choses de ce monde.

On constate aisément qu’il existe plusieurs domaines d’application de l’analogie. Elle est utilisée dans le rapport entre la substance et les accidents. Elle est utilisée entre les substances du monde sensible, homme compris. Elle est utilisée entre les substances spirituelles. Elle est utilisée pour comparée le monde matériel et le monde spirituel. Elle est utilisée au sein du monde matériel. Et elle est utilisée au sein du monde spirituel. Pour bien comprendre l’analogie, il convient de bien comprendre ses diverses utilisations, car elle-même est analogique. Il n’y a pas une seule analogie, mais plusieurs.

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De la participation

Illustration de l’allégorie de la caverne de Platon

Platon prétendait que les êtres participaient des Idées éternelles. Un être est beau car il participe de l’idée du Beau. Cette Beauté est plus grande que lui, l’enveloppe de toute part. Dieu aurait créé le monde en contemplant l’idée du Monde. Et l’on voit apparaître le monde des Idées, un monde immense qui dépasse le monde sensible, un monde dans lequel nos esprits sont plongés et où ils contemplent les perfections éternelles. C’est là le monde réel, loin de l’illusion du monde sensible.

Aristote a beaucoup critiqué ce monde des Idées. Il trouvait que la participation platonicienne n’était pas expliquée, que c’était de la poésie. Pour lui, nos idées sont dans nos esprits, ce sont nos concepts que nous abstrayons en regardant le monde sensible. Il a repris le fait qu’elles dépassaient le monde matériel, mais il ne les a pas situées en dehors de nous-même.

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Les trois unités

Il nous arrive parfois d’entendre que, quand quelque chose ne va pas, il n’y a pas de juste milieu possible, car celui-ci ne ferait qu’aggraver la situation. Par exemple, agir dans la haute finance alors que celle-ci détruit le monde en cherchant seulement un équilibre pour minimiser les effets pervers ne pourrait rien apporter de bon ; la seule solution possible serait de partir ou de réformer les choses en profondeur. Pourtant la vie vertueuse se définit comme une médiété entre des extrêmes, et semble laisser entrevoir la possibilité d’une action plus modérée. Qu’en est-il vraiment ? Il y a derrière cette question de nombreux cas de conscience que nous traversons tous si nous avons un tant soit peu soif d’idéal, soif d’un monde meilleur, d’un monde juste et équitable.

Regardons Jésus. Une foule immense l’acclame aux Rameaux. C’est un moment de grande unité et il en est le Roi. Mais chez ceux qui l’acclament, tout n’est pas rose. Certains cherchent la puissance ou l’intérêt. Certains ne font cela que pour mieux le tuer ensuite. Un des douze apôtres est même sur le point de le livrer. La situation met en péril la paix avec Rome. Elle semble même courir le risque de nous éloigner de la simplicité de l’Évangile. Il y a de nombreux pécheurs, de nombreuses illusions, de nombreux cœurs partagés. On a l’impression d’une fausse unité, d’une fausse paix, d’une situation où tout ne tourne pas rond. Et pourtant, Jésus se laisse faire, il est même acteur, car il sait qu’au-delà de tout cet ivraie, le bon grain est semé. Il est le Roi du Ciel et de la Terre, et ce moment devait arriver pour le manifester.

Mais vient ensuite la Passion où il quitte tout prestige, où il se dépouille jusqu’à subir une mort infâme. Il aurait pu prolonger la fête et entrer dans un messianisme terrestre, mais cela aurait été succomber au Père du mensonge. Au contraire, il a fait sa Pâques, laissant derrière lui les menteurs et les hypocrites, pour refaire l’humanité en profondeur et aller jusqu’au matin de la Résurrection. Et c’est là que se trouve son vrai règne, sa vraie unité.

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Connaître Dieu

« La vie éternelle, c’est qu’il te connaisse, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jn 17, 3).

Telle est notre perspective : connaître Dieu ! Et vivre de la béatitude qui en découle. C’est une promesse d’avenir pour le moins réjouissante.

Pour pouvoir le connaître, Dieu nous a créés à son image : nous sommes des personnes. Nous sommes chacun une « substance individuelle de nature rationnelle », selon la définition de la personne de Boèce (480-524). « Persona est naturae rationabilis individua substantia ». Et c’est cette rationalité qui nous permet de connaître Dieu.

Cependant, une confusion est ici possible, car le mot de « rationabilis » a plusieurs sens. Selon le dictionnaire Gaffiot (éd. 2001) il veut dire : « raisonnable, doué de raison » pour le latin postclassique du Haut-Empire (Ier-IIIe siècle ap. J.-C.), et « spirituel, mystique » pour le latin tardif du Bas-Empire (IV-Ve siècle av. J.-C.).

On peut penser que Boèce, décédé en 524, ait plutôt utilisé ce terme selon cette dernière connotation spirituelle dans la définition citée plus haut. Mais ce n’est pas ce sens spirituel qui a souvent prévalu, en particulier en Occident, où la « rationabilis » s’est trouvée liée au concept, à l’idée, à la logique, voire même à la loi.

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Nos amis les anges

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Avant de commencer notre propos, prenons le temps de nous arrêter quelques instants pour considérer la multitude d’anges qui sont là autour de nous. Ils partagent notre vie. Ils se rendent présents à nous. Ils nous aident à entrer en présence de Dieu. Ils nous éclairent, nous illuminent. Ils nous réconfortent et nous soutiennent. Ils nous aident à avancer, et à être heureux. Si nous prêtons l’oreille, c’est un chant d’amour joyeux et majestueux tout à la gloire de Dieu.

Considérons l’ange gardien plus particulier qui a été mis à notre côté pour toute notre vie. Il est là pour nous. Il nous connaît depuis toujours. Il veille sur nous. Il a été là dans nos moments de joies et dans nos moments de peines. Il nous parle chaque jour.

Confions-nous à eux, et demandons-leur de nous aider à mieux les connaître.

Notre allons chercher ici à présenter une histoire de notre perception des anges, puis à regarder qui ils sont, ensuite à voir leur organisation en hiérarchie, pour enfin nous intéresser à toute la communauté céleste. Nous donnons à la fin une liste des ouvrages qui ont permis cette synthèse. À ces références s’ajoutent dans notre propos divers éléments glanés au fil des rencontres et des échanges.

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Le très-humanisme mystique

« Très » veut dire « beaucoup » et « au-delà de ». Il s’agit, pour le très-humanisme, de servir beaucoup l’homme et au-delà de l’homme.

Le titre de la vidéo ci-dessous ne veut pas dire qu’il s’agit d’une nouvelle idéologie prétendant sauver le monde. Mais il veut dire que le très-humanisme est une posture existentielle nous permettant d’entrer dans le mystère de la vie, en la respectant, et en accueillant le salut qui vient d’au-delà de nous, et ultimement de Dieu. On le qualifie donc de mystique.

Les deux principes fondamentaux du très-humanisme :

  • Respecter la dignité inaliénable de chaque personne humaine.
  • Servir ensemble le mystère de la vie et de l’amour qui nous dépasse.

Pour aller plus loin, vous pouvez regarder les articles suivants :

Ordonner des hommes mariés ? Et les femmes ?

Vous l’avez probablement lu.

Le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, l’évêque belge d’Anvers, Mgr Johan Bonny, a annoncé dans une lettre pastorale son intention d’ordonner prêtres des hommes mariés d’ici 2028, argumentant ce choix par le manque de vocation dans son diocèse.

Par ailleurs, il affirme vouloir s’atteler à l’ordination des femmes : « Un point difficile reste la demande de rendre le sacrement de l’ordre accessible aux femmes, à commencer par l’ordination diaconale. » « L’alternative à l’ordination ne peut pas simplement être la « non-ordination ». »

Sans vouloir faire le tour du sujet dans cet article, voici quelques commentaires.

L’Évangile nous dit :

Matthieu 19, 12 : « Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Luc 18, 29-30 : « Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause du royaume de Dieu, une maison, une femme, des frères, des parents, des enfants, sans qu’il reçoive bien davantage en ce temps-ci et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » »

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Le magistère de l’Église face à la crise sanitaire

Durant la crise sanitaire, chacun y est allé de son petit couplet pour interpréter la situation et indiquer les choix à prendre. Les prises de paroles se sont scindées progressivement entre ceux qui voulaient absolument injecter à tout le monde de l’ARN messager, et ceux qui refusaient ce soit-disant vaccin. La virulence des débats ressemblaient à l’affaire Dreyfus, si ce n’est que le drame en cours a des proportions et des conséquences beaucoup plus catastrophiques.

Les autorités ecclésiastiques n’ont pas manqué de donner également leur avis, en général en abondant dans le sens des puissants de ce monde.

Mais personne ne semble avoir rappelé qu’il existe un paragraphe dans le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église donnant des principes de discernement en cas de crise sanitaire. C’est le seul endroit de ce texte magistériel de référence traitant directement du sujet. Toute parole des ecclésiastiques auraient donc dû commencer par rappeler ce paragraphe, venant de la longue expérience de cette institution. Le XXème siècle a déjà donné à méditer sur le lien entre pouvoir politique, médecine moderne et problèmes sanitaires. Ce paragraphe semble s’en faire l’écho.

469 Les autorités appelées à prendre des décisions pour faire face aux risques sanitaires et environnementaux se trouvent parfois face à des situations où les données scientifiques disponibles sont contradictoires ou quantitativement rares; il peut alors être opportun de faire une évaluation inspirée du « principe de précaution », qui ne comporte pas une règle à appliquer mais plutôt une orientation visant à gérer des situations d’incertitude. Ce principe manifeste l’exigence d’une décision provisoire et modifiable en fonction de nouvelles connaissances éventuellement acquises. La décision doit être proportionnelle aux mesures déjà appliquées pour d’autres risques. Les politiques conservatoires, basées sur le principe de précaution, exigent que les décisions soient fondées sur une confrontation entre les risques et les bénéfices envisageables pour tout choix alternatif possible, y compris la décision de ne pas intervenir. À l’approche de précaution est liée l’exigence d’encourager tous les efforts visant à acquérir des connaissances plus approfondies, tout en étant conscient que la science ne peut pas parvenir rapidement à des conclusions sur l’absence de risques. L’incertitude des circonstances et leur caractère provisoire rendent particulièrement importante la transparence dans le processus décisionnel.

Derrière ce texte, divers principes sont en jeu : subsidiarité, vérité, participation, etc.

Cinq années ont passé depuis le début de la crise sanitaire. Il est sûrement temps de relire sereinement ce qui s’est passé, non pour accuser notre prochain, mais pour demander pardon pour nos erreurs et nos errances, pour chercher à faire mieux la prochaine fois, et pour réaffirmer devant Dieu notre bonne volonté.

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Synode sur la synodalité : Errare humanum est…

(Télécharger l’article en pdf)

Du 2 au 27 octobre 2024 se déroule à Rome la troisième et dernière phase du Synode sur la synodalité, qui est parfois également nommé Synode sur la vie de l’Église, ou Synode sur l’avenir de l’Église.

Voulant m’intéresser un peu à cet évènement qui approche, je suis allé regarder les divers documents mis à disposition et notamment l’Instrumentum laboris. Cherchant l’origine de la démarche et de l’appellation « Église synodale », la référence est un discours du pape François en 2015 pour le 50ème anniversaire du synode des évêques, ainsi qu’un document publié en 2018 par la Commission théologique internationale sur la synodalité dans la vie et la mission de l’Église.

Ces deux documents font référence à une citation de saint Jean Chrysostome :
-> le pape François dit : « comme dit Saint Jean Chrysostome, « Église et Synode sont synonymes » »
-> la Commission théologique internationale affirme : « Saint Jean Chrysostome, par exemple, écrit que « l’Église est synonyme de ‘faire chemin ensemble’  » (σύνοδος) »

La citation vient de Explicatio in ps 149 : PG 55, 493. Et ils mentionnent en note un dictionnaire de Patristique grec (1968) de G. Lampe, un théologien anglicain, qui les a aidé semble-t-il dans leurs recherches.

Un peu de grec

Étant un peu curieux, j’ai étudié le texte de saint Jean Chrysostome, et l’article en question du dictionnaire. Leur lecture n’a pas manqué d’intérêt ni de surprises, et montre que ce Père grec considère l’Église surtout comme symphonique, avec l’analogie du chant, et non pas tant comme synodale, avec une synonymie autour de la marche. Pour en être sûr, j’ai fait confirmé mon analyse par un ami théologien et professeur de grec. Telle est l’origine de cet article. Je le partage d’autant plus volontiers que l’intention du Synode semble être que tous puissent échanger librement en Église en toute charité.

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La prière sauvera le monde

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (16, 21-28)

À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.

Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?

Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.

Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. »

Commentaire

Quand Jésus veut aller à la Croix, certains cherchent à l’en détourner. C’est le cas ici de saint Pierre. Il s’imagine que nous pourrions éviter l’échec de nos espoirs humains. L’irruption de la grâce chez Jésus avait laissé entrevoir un avenir radieux. Dieu venait résoudre tous nos soucis ! Il allait enfin redonner sa place à Israël et chasser l’envahisseur romain qui nous empêchait de vivre pleinement l’Alliance avec l’Éternel. Et pourtant, il a voulu vivre l’échec de la Croix pour manifester l’aboutissement de tous nos refus d’aimer que ce Dieu innocent a voulu prendre sur Lui. Et c’est alors que l’Esprit-Saint s’est répandu pour renouveler toute chose dans la Résurrection. Le fondement de nos vies, c’est Dieu et seulement Dieu.

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Trois rêves sur le monde et l’Église

Je vous laisse ici trois rêves, qui ne sont pas vraiment des visions imaginatives soudaines, mais plutôt des représentations qui se sont formées de plus en plus nettement avec les années. Le but est avant tout de susciter une réflexion et non d’annoncer des choses certaines.

J’ai fait un rêve.

Une sorte de mafia très puissante m’avait fait prisonnier. J’étais dans une salle avec des ordinateurs et des écrans. Nous étions visiblement dans une base spatiale, peut-être sur la Lune. On voyait la terre, et des dispositifs de commandes en tout genre.

On me dit que de nombreuses bombes nucléaires étaient prêtes à être tirées pour anéantir notre planète. On me fit savoir que cela pouvait encore être évité si je reniais ma foi en Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, venu nous rencontrer chacun pour faire Alliance avec nous.

Je ne savais pas trop si c’était une supercherie. Je répondis simplement que notre Dieu d’Amour était suffisamment puissant pour les empêcher d’anéantir l’humanité, et que l’Alliance avec Lui était la seule garantie pour avoir la vie éternelle.

On chercha alors à me manipuler pour me faire croire que je n’aimais pas les gens puisque j’étais prêt à faire tuer l’humanité entière pour affirmer une vérité au sujet de mon Dieu. Qu’est-ce qu’une parole à dire ou un papier à signer contre le fait de sauver la planète ?

Je leur répondis que Jésus-Christ était capable d’arrêter leurs bombes, et que rien n’arriverait à moins qu’Il ne le permette pour une raison que Lui seul connaît. Dans tous les cas, mieux vaut s’abandonner à Lui qui est notre seul Sauveur, et notre seul véritable amour.

Je les vis appuyer sur des boutons et taper sur des claviers. Puis la Terre explosa, dans une immense déflagration, qui fit même un peu trembler la base spatiale.

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Car le Soir approche et déjà le Jour baisse

Vision prémonitoire

Je vous laisse cette vision, déposée en moi de manière diffuse et progressive, jusqu’à prendre une forme suffisamment claire pour tenter de l’esquisser dans les lignes suivantes.

C’est un mouvement éblouissant d’amour aux multiples couleurs.

Ce sont sept planètes dans l’univers, si éloignés qu’il semble impossible qu’elles puissent communiquer. Et pourtant, ses habitants ont une même origine : ils descendent tous d’Adam et Ève. C’est un mystère, impossible aux hommes et aux anges, mais possible à Dieu.

Ce sont sept Séraphins qui manifestent sept facettes de l’Amour de Dieu, tel un Bel Arc-en-Ciel.

Ce sont vingt-huit Chérubins et cent soixante-huit Trônes qui expriment toutes les beautés d’un Amour en Communautés de Personnes.

Ce sont des milliers, des millions et des milliards de Dominations, de Vertus et de Puissances qui répandent l’Amour de Dieu à travers le Cosmos dans une multitude de facettes pour atteindre les milliards de galaxie, une par Puissance, toutes différentes les unes des autres.

Et dans chaque galaxie, des millions de Principautés, des milliards d’Archanges et des millions de milliards d’Anges sont à l’œuvre pour préparer ou accompagner la croissance et la vie des hommes et des femmes venues des sept planètes de l’Arc-en-Ciel pour habiter tous les astres de l’univers.

Les sept couleurs de l’Amour sont : Communion, Rayonnement, Foi, Écologie (Oykos), Harmonie, Sagesse et Communication. (Note : L’intuition de ces sept couleurs de l’amour sont présentes au sein de la spiritualité des Focolari.)

J’entendis une rébellion. Certains voulaient cumuler en eux toutes les couleurs. Ils voulaient être Dieu, Image de toute chose, au lieu d’être une image de Dieu au milieu des autres choses.

L’harmonie des relations fut brisée. La confusion, la haine et la mort entrèrent dans le monde. L’image de Dieu fut voilée. Et la tristesse et la dépression devint l’horizon.

Les renégats furent un Séraphin, celui de la Communion, trois Chérubins, un du Rayonnement, un de la Communication et un de l’Écologie (Oykos), une dizaine de Trônes, et beaucoup d’autres des autres chœurs angéliques. Et des hommes et des femmes se laissèrent séduire.

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