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Montre-nous le Père, cela nous suffit

Icône de Roublev dite de la Trinité : L’hospitalité d’Abraham avec les trois hommes de Dieu au Chêne de Mambré

« Montre-nous le Père, cela nous suffit. » (Jn 14, 8). C’est là la question de Philippe à Jésus. Celui-ci lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? … »

Le Père… Mais au fond, qui est le Père ? Cela fait deux mille ans que Jésus nous en a parlé, que nous avons scruté son mystère. Mais avons-nous vraiment compris qui il était ? Nous savons que c’est un Père d’Amour et de Miséricorde qui nous a créés dans un projet bienveillant, et qui nous attend pour une éternité de bonheur. Nous savons qu’il vit une éternité d’Amour avec le Fils et l’Esprit-Saint… Mais tant de choses sur Lui nous échappe encore…

À une époque, certains l’ont représenté comme un vieillard qui regarde depuis le Ciel cette Terre où le Fils s’est incarné. Cette représentation a été abandonnée, car elle était la source de trop d’erreurs.

Qui est le Père ? Comment percevoir son Être, et contempler son Visage ?

« Montre-nous le Père, cela nous suffit. »

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Le serment de la civilisation de l’amour

Par les Irréductibles Français

Nous parlions de ce serment dans notre article : Bâtir la Civilisation de l’Amour.
Nous vous invitons ici à le prêter (cf en bas de la page).
Vous trouverez la fiche de ce serment ici.

« Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engage à bâtir en ce monde la civilisation de l’amour. Je m’engage, avec tout mon être et pour toute ma vie, à œuvrer pour étendre le Règne du Christ et pour qu’advienne un temps de paix et de justice. Je suis conscient que cela commence déjà à la maison, avec ma famille et mes proches, mais aussi que cela me demandera des choix exigeants qui m’entraîneront sur des chemins nouveaux pour servir Dieu et mon prochain, avec l’assistance de l’Esprit-Saint, des anges et des saints. »

La civilisation de l’amour

La civilisation de l’amour est une société imprégnée de charité qui trouve dans l’Évangile son ferment pour que la vie humaine soit authentiquement vécue. Ce terme a été mis à l’honneur par Paul VI (cf. le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI). Présente dès le début du christianisme d’une manière sous-jacente, cette civilisation est une réalité surnaturelle donnée par Dieu. Elle se fonde sur le mystère de l’Incarnation et sur le salut apporté par la Passion et la Résurrection. Elle trouve dans la doctrine sociale de l’Église une expression de ses principes clefs.

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Connaître Dieu

« La vie éternelle, c’est qu’il te connaisse, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jn 17, 3).

Telle est notre perspective : connaître Dieu ! Et vivre de la béatitude qui en découle. C’est une promesse d’avenir pour le moins réjouissante.

Pour pouvoir le connaître, Dieu nous a créés à son image : nous sommes des personnes. Nous sommes chacun une « substance individuelle de nature rationnelle », selon la définition de la personne de Boèce (480-524). « Persona est naturae rationabilis individua substantia ». Et c’est cette rationalité qui nous permet de connaître Dieu.

Cependant, une confusion est ici possible, car le mot de « rationabilis » a plusieurs sens. Selon le dictionnaire Gaffiot (éd. 2001) il veut dire : « raisonnable, doué de raison » pour le latin postclassique du Haut-Empire (Ier-IIIe siècle ap. J.-C.), et « spirituel, mystique » pour le latin tardif du Bas-Empire (IV-Ve siècle av. J.-C.).

On peut penser que Boèce, décédé en 524, ait plutôt utilisé ce terme selon cette dernière connotation spirituelle dans la définition citée plus haut. Mais ce n’est pas ce sens spirituel qui a souvent prévalu, en particulier en Occident, où la « rationabilis » s’est trouvée liée au concept, à l’idée, à la logique, voire même à la loi.

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Nos amis les anges

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Avant de commencer notre propos, prenons le temps de nous arrêter quelques instants pour considérer la multitude d’anges qui sont là autour de nous. Ils partagent notre vie. Ils se rendent présents à nous. Ils nous aident à entrer en présence de Dieu. Ils nous éclairent, nous illuminent. Ils nous réconfortent et nous soutiennent. Ils nous aident à avancer, et à être heureux. Si nous prêtons l’oreille, c’est un chant d’amour joyeux et majestueux tout à la gloire de Dieu.

Considérons l’ange gardien plus particulier qui a été mis à notre côté pour toute notre vie. Il est là pour nous. Il nous connaît depuis toujours. Il veille sur nous. Il a été là dans nos moments de joies et dans nos moments de peines. Il nous parle chaque jour.

Confions-nous à eux, et demandons-leur de nous aider à mieux les connaître.

Notre allons chercher ici à présenter une histoire de notre perception des anges, puis à regarder qui ils sont, ensuite à voir leur organisation en hiérarchie, pour enfin nous intéresser à toute la communauté céleste. Nous donnons à la fin une liste des ouvrages qui ont permis cette synthèse. À ces références s’ajoutent dans notre propos divers éléments glanés au fil des rencontres et des échanges.

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Le très-humanisme mystique

« Très » veut dire « beaucoup » et « au-delà de ». Il s’agit, pour le très-humanisme, de servir beaucoup l’homme et au-delà de l’homme.

Le titre de la vidéo ci-dessous ne veut pas dire qu’il s’agit d’une nouvelle idéologie prétendant sauver le monde. Mais il veut dire que le très-humanisme est une posture existentielle nous permettant d’entrer dans le mystère de la vie, en la respectant, et en accueillant le salut qui vient d’au-delà de nous, et ultimement de Dieu. On le qualifie donc de mystique.

Les deux principes fondamentaux du très-humanisme :

  • Respecter la dignité inaliénable de chaque personne humaine.
  • Servir ensemble le mystère de la vie et de l’amour qui nous dépasse.

Pour aller plus loin, vous pouvez regarder les articles suivants :

Sortie de crise

« Il est digne, l’agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. » Ap 5, 12

Le cœur de l’homme est malade. Point n’est besoin de rappeler ici tous les maux qui sévissent chaque jour sous nos yeux. C’est qu’il y a finalement un choix à poser entre la haine et l’amour, qui nous entraîne vers la mort ou vers la vie. Ce n’est pas seulement un choix à notre mesure d’homme, mais nous sommes pris dans des mouvements qui nous dépassent : le Satan et ses démons nous entraînent dans un sens, l’Esprit-Saint, les anges et les saints dans un autre.

Aujourd’hui, le Prince des ténèbres se dresse avec une force inégalée. Le combat est en train de prendre des dimensions quasi-cosmiques, et nous oblige à choisir. L’indifférence ne peut être que la caution du mal, car les structures même du monde dans lequel nous évoluons nous entraînent inexorablement vers l’abîme. Il faut choisir. Comme les Hébreux faisant le pari de suivre Moïse pour quitter l’Égypte vers la Terre Promise, il faut nous mettre en chemin, quitter nos sécurités et nos certitudes, et avancer.

Peu de gens acceptent que nous en soyons réduits à une telle alternative, mais, aujourd’hui, il ne faut plus attendre de secours d’aucune institution, ou d’aucun pouvoir établi, qu’il soit politique, religieux, ou d’un quelconque autre ordre. Les pièges infernaux se referment sur nous, progressivement, et nous serons tous pris dedans. Alors, il faut semer dans la petitesse autour de nous, au niveau local, familial, associatif, là où nous avons encore du pouvoir. Et rester dans l’attente que le Dieu du Ciel daigne intervenir pour ouvrir un chemin.

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Un mystère d’amour qui doit embraser le monde

Adoration du soir et adoration du matin. Soleil couchant et soleil levant. Force centripète et force centrifuge. Union au Christ et vie interpersonnelle. L’amour nous tourne vers l’intérieur et vers l’extérieur. Dans la famille et dans la cité. La perfection de l’amour est d’être une communauté de familles. À chacun de s’ajuster pour ne pas s’enfermer dans l’individualité. Celui qui rompt la symphonie de l’amour ne trouve vers l’intérieur que lui-même, et veut que les autres à l’extérieur ne soient encore que lui-même.

Le Christ se fait petit enfant pour naître dans nos cœurs, comme il est né chez Marie et Joseph, et amener une unité de communion où nous sommes tous différents, tout à la gloire de la Trinité d’Amour. Le mystère de Noël est un mystère à vivre et pas seulement à regarder. Nous ne sortirons de nos égarements qu’en accueillant le Christ Petit Enfant pour former une communauté de croyants tous à l’image de la Sainte Famille.

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Le grand roi

Tapisserie de l’Apocalypse : La Femme met au monde un enfant mâle (Ap 12).

Des légendes et prophéties lointaines ou actuelles, de plusieurs siècles et millénaires jusqu’à aujourd’hui, nous annoncent l’arrivée d’un grand roi. Cela a traversé les âges, et a laissé une ample littérature. Venant de France, qui est la Fille Aînée de l’Église, il doit mettre fin au règne de Satan, et ramener ce monde au Christ et à Dieu. Cela fait écho, dans l’eschatologie juive, à la venue du messie fils de Joseph, de la tribu d’Éphraïm, qui doit préparer le chemin du messie fils de David, de la tribu de Juda. De fait, les juifs attendent deux messies : l’un pour préparer les chemins du Seigneur, comme l’a fait saint Jean-Baptiste, tel Élie le prophète ; et l’autre pour régner durant l’Ère de la Promesse. Ce messie fils de David, pour un chrétien, est le Christ Jésus, notre Seigneur, Dieu s’étant fait homme.

Ainsi, de même que Dieu a envoyé saint Jean-Baptiste préparer sa venue dans la chair, Il nous enverra un élu pour préparer son retour dans la gloire. Ou plus exactement pour faire advenir cette civilisation chrétienne que nous attendons qui doit manifester au monde le projet de Dieu sur sa création, avant que dans un ultime combat eschatologique tout ne s’achève pour la gloire de Dieu. Dieu a décidé, à un moment donné de l’histoire, de revenir par ses saints, pour fonder la civilisation de l’amour qui sera un temps de paix et de justice (cf le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI).

Cet élu ou grand monarque, certains l’attendent comme un chef politique, de la même manière que les juifs ont attendu le messie pour régner sur Israël et chasser les Romains. Tel n’est pas notre avis. Selon nous, le grand roi a essentiellement une mission spirituelle qui touche à ce qui a été prophétisé sous le nom des petits apôtres de l’amour, par exemple à Marcel Van. Ces petits apôtres doivent manifester au monde les secrets d’amour de notre Dieu. Ils doivent ramener le cœur des hommes égarés vers les beautés du Dieu de Miséricorde. Et ils doivent se rassembler dans un ordre de saints pour porter les combats des derniers temps.

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Lumière du désert

Alors que le rapport sur la pédophilie dans l’Église de France vient de paraître tel un séisme qui va faire beaucoup de bruits, et que le monde par bien des aspects semble en grande difficulté, nous fêtons aujourd’hui la saint Bruno. Celui-ci est le fondateur de l’ordre des Chartreux. À mon sens, c’est le plus grand saint de l’Église d’Occident, car sa spiritualité est la plus contemplative, et son ordre est celui qui a le plus porté ce monde par la prière. Inconnus de beaucoup, les chartreux sont des petites âmes données à Dieu qui permettent à l’humanité de cheminer à travers l’histoire en dépit de tous les dangers. Ils se sont tenus tel saint Jean-Baptiste le Précurseur dans le désert attendant l’Époux. Ils se sont tenus tel saint Jean au pied de la Croix. Ils se sont tenus telle sainte Marie-Madeleine témoin de la Résurrection devant le tombeau vide. La devise de cet ordre est : « Le monde tourne, la Croix demeure ». Grâce à eux, les grâces coulent sur le monde. Grâce à eux, l’Esprit-Saint et les bons anges se répandent partout.

Depuis plusieurs décennies, l’Ordre de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno, qui se réclame de cette spiritualité, peut permettre à ceux qui le souhaitent de goûter quelque peu à cette vie du saint désert et d’entrer dans l’adoration du Père.

C’est dans ce désert, qu’il y a maintenant plus de onze ans, alors que je pensais y passer bientôt ma vie, une lumière s’est laissée voir à mes yeux lors d’un séjour là-bas, après une nuit d’adoration. Bouleversante, surprenante, inattendue. Il m’a fallu de nombreuses années pour en percevoir quelque peu le contour. Accouchant dans la douleur, j’ai fini par y trouver une immense joie, et comprendre qu’il s’agissait là du Vin Nouveau de l’Évangile.

C’est celle dont nous avons témoignée ici : Montre-nous le Père, cela nous suffit et Communauté de Familles. Elle permet de mieux saisir beaucoup de choses, de les voir sous un angle renouvelé, comme ces réalités de la masculinité et de la féminité qui posent beaucoup questions aujourd’hui : cf. Hommes et Femmes dans le plan de Dieu. J’ai suffisamment cherché, et questionné des théologiens, pour savoir qu’il n’y a rien dans cette lumière qui soit contraire à la foi de l’Église, à l’Écriture et à la Tradition. Seulement, il faut bien voir que notre Dieu est bien au-delà de nos pensées, et qu’il y a encore des choses à découvrir. Elles sont contenues dans la Révélation, mais elles n’ont pas encore été explicitées. Tant que l’Église n’a pas tranchée sur ces questions, il n’y a pas d’hérésie à penser qu’elles sont vraies ou fausses. Mais le jour où l’Église tranchera par le charisme d’infaillibilité, dans un sens ou dans l’autre, alors il faudra adhérer à ce qui sera devenu un dogme. Pour le moment, il est bon qu’il y ait du débat.

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Vous avez dit « complotiste » ?

Saint Georges terrassant le Dragon (Colmar)

Complotiste. C’est aujourd’hui le terme à la mode, dont tout le monde use et abuse. C’est un mot étrange, qui nous parle de lieux secrets où se trament des projets peu respectables. Même si, à l’entendre, on ne sait pas très bien si celui qui participe à ces réunions et organisations de l’ombre est le complotiste lui-même qui serait alors un comploteur, ou ceux, plus ou moins imaginaires, mais qui semblent très nombreux, que le complotiste nous désigne.

Il est intéressant en cette fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël de lever un peu les yeux vers le monde d’en-haut. Les lectures du jour nous y invitent. Et là, il est dit : « Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier. » Cela prend place dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 12 verset 7-9, juste après la septième trompette et la vision de la Femme dans le ciel qui enfante un enfant mâle.

Car le voilà le vrai complot : celui de Satan et de ses sbires. Un complot qui date depuis les origines, qui a amené l’humanité dans sa déchéance, qui a conduit le Christ à la Croix, qui a mis partout la souffrance, la haine et la division… Et on ne peut pas dire qu’ils ne sont pas nombreux dans cette empire de ténèbres. Les démons et les damnés sont une multitude… Malheureusement.

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Quatrième heure

Couronne d’épines, couronne d’amour.
Ce fut soudain, ce fut un jour.
De sang précieux la coupe déborde,
En la Divine Miséricorde.

Cœur transpercé, cœurs bouleversés.
Le monde, changé, s’est inversé.
Lance perçante, vie jaillissante.
Flamme luisante, bien réchauffante.

Vision d’horreur, moins d’un quart d’heure.
Bourreaux méchants, enfants pleurant.
La Lune en rouge, la Lune en sang.

Car voilà l’heure, non d’un malheur,
Mais d’un retour au Crucifié,
Laissons tomber tous nos péchés.

Il est vraiment ressuscité !
Et il nous donne le Paraclet !
Petite clef, divine cité.

La Civilisation de l’Amour

Dans un monde hanté par le péché,
Là où la noirceur a tout vicié,
Un bébé nous est né. Un Enfant nous a été donné.
Et la pureté est à nouveau prônée.

Quand parler ne fit plus que blesser,
Quand le silence ne fit plus qu’enfermer,
Le Verbe se fit chair en Judée,
Et la Parole redevint charité.

Quand nous étions le plus égarés,
Quand nous t’avions renié,
Le temps de la miséricorde est arrivé,
La voix de l’enfance nous a été enseignée.

Et à notre mère nous nous sommes consacrés.
Et Marie pour nous a intercédé.
Et le temps est arrivé.
Et tout s’est embrasé.
Et ce fut le règne de la charité…

Communauté de Familles

Notre Dieu est une Communauté de Familles, et non une association d’individualités. Quel grand mystère !

Dieu nous l’a révélé dans la Sainte Famille, quand il s’est fait petit enfant entre Marie et Joseph.

Le Père, source de tout Amour, est une Union d’Amour féconde. Il est analogiquement ce qu’est l’union conjugale et le jaillissement de vie, ce qu’est le mystère de famille, masculin-féminin-enfantin. La source de tous les êtres n’est pas un être solitaire, mais une étreinte d’amour.

On dit que l’Amour Éternel consiste en une unité première, un Père, d’où provient un Fils pour pouvoir aimer un autre, ce qui conduit à un troisième, l’Esprit-Saint. C’est vrai, mais cela ne dit pas tout. Car l’amour n’est pas simplement jaillissement depuis une source pour rencontrer une altérité, il est aussi et avant tout union de deux altérités égales et conjointes pour réaliser une unité, un troisième. C’est ainsi qu’est l’Amour premier, et donc le Père. L’unité de la source divine qu’est le Père est en fait une triade, une union féconde, que l’on peut qualifier analogiquement de masculin-féminin-enfantin. Car la famille humaine est à l’image de sa source divine.

La perfection de l’amour, comme on peut le voir sur la Terre, est d’être une Communauté de Familles. De la Famille originelle qu’est le Père provient le Fils à son Image pour partager l’amour vécu en Lui-même, et non pas être un Amour replié sur son propre bonheur. Et dans ce partage de l’amour vécu surgit l’Esprit, comme une troisième Famille, pour unir cet Amour du Père et du Fils.

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L’hiver arrive

L’hiver arrive.
Il sera sec et froid.
Un froid glacial
À vous geler les os.
On dirait la mort :
Un monde macabre, sans vie
Et qui ne se relèvera pas.

Les branches sans feuilles craquent et tombent.
La terre gelée crevasse de toute part.
Les animaux ont fui. Existent-ils encore ?
Et je gis là, dans ce monde.
Un monde lugubre, sans voix.

L’hiver arrive.
L’hiver est sur le monde.
Est-ce la fin ?
Y aura-t-il un matin ?

Pourtant le souvenir de l’automne n’est pas mort.
Ce monde de feu et de flamme
Où les splendeurs de l’été
Restaient encore tout imprégnées.
L’été ? Ce grand soleil brûlant
Qui règne sur un monde vivant.
La vie ? N’est-ce pas cela que l’on fête au printemps ?
Ce printemps où éclot une nature verdoyante
Après les rudesses de la saison hivernale.

L’hiver, nous y revoilà !
Mais les quatre saisons sont là !
La vie est là !
Elle ne demande qu’à naître, qu’à renaître.
Elle se prépare dans le silence et l’obscurité
Pour émerger toute renouvelée
Et parée de beautés
Qu’elle ne nous avait encore jamais dévoilées.

J’aime l’hiver.
Car l’hiver annonce la nouveauté
D’une nouvelle année !

Ô France

Que mon cœur est rempli de joie et de douleur quand je pense à toi, ô France !

Si l’on écoute attentivement, on entend ton âme comme un chant mélodieux, façonné par des générations qui ont aimé, qui ont prié, qui ont dansé, qui ont travaillé, qui ont transmis ton héritage.

Mais un murmure immense et insupportable cherche à détruire ce chant de vie et de joie.

Tu as une vocation, ô France ! Le sais-tu ? En as-tu pris conscience ?

Tu as été remarquée depuis de nombreux siècles comme celle qui a su le mieux chanter l’amour, et parler de la joie de la vie amoureuse, et de la vie avec Dieu.

Ta voix doit se faire entendre dans la symphonie des peuples, comme celle qui permet à chacun de s’ajuster, de trouver sa place et sa bonne note.

Oh, non, ne te méprends pas. Il ne s’agit pas pour toi de régner sur le monde. Il s’agirait au contraire d’empêcher toute tentative d’une usurpation de pouvoir venue du politique ou du religieux. Tu as su faire cela autrefois, durant les quinze siècles de ton histoire, t’opposant parfois à l’empereur, ou parfois au pape, quand l’un ou l’autre voulait s’accaparer toute autorité. Je te le dis, ce fut une belle mission. Tu n’avais de la puissance que dans la mesure où cela te permettait d’être fidèle à ton appel.

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