L’heure de Marie

La Vierge de Guadalupe

En ce jour où nous fêtons l’Immaculée Conception, portons nos regards émerveillés vers celle qui est notre Mère et notre Reine. Celle-ci a dit au petit vietnamien Marcel Van que son Règne s’établirait en ce monde après le Règne de l’Amour de Jésus. Cela se fera grâce aux petits apôtres de l’amour, avec un rôle particulier pour la France… Bien sûr, le Règne de Marie ne remplacera pas le Règne de l’Amour de Jésus, il n’en sera que le désenveloppement : les deux seront ensemble un seul et même Règne.

Jésus habite en Marie, en son sein. Jésus a son trône sur et dans la Vierge Marie. Aller à Marie, c’est aller à Jésus. Et Marie nous enseigne à accueillir Jésus comme elle l’a accueilli, et à faire aussi de nos âmes et de nos corps un trône pour l’Enfant-Dieu, même si cela se fait différemment à notre mesure. C’est le signe de la Vierge qui enfante, en Apocalypse 12. Cet enfantement passe par l’Eucharistie où nous recevons Jésus-Hostie.

C’est pourquoi l’on peut dire que le Règne de l’Amour de Jésus est d’abord un Règne eucharistique. Il s’agit d’aller à Jésus-Hostie, et là nous y allons avec Marie. Tout se fait avec Marie, par Marie, pour Marie, comme le décrit saint Louis-Marie Grignon de Montfort dans son ouvrage remarquable Le secret de Marie.

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L’Église peut-elle changer le monde ?

« Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,
mais pour que tu les gardes du Mauvais. » Jn 17, 15

Le rapport entre l’Église et le monde a toujours été complexe. Aujourd’hui, nous pourrions nous demander d’ailleurs s’il n’y pas une confusion entre ce que l’on appelle le monde et la société mondialiste. De fait, on entend des personnes qui disent de ceux qui cherchent des chemins alternatifs à côté de la société moderne financière, technique et consumériste qu’ils quittent le monde, comme nous le dirions d’un religieux. Or le monde est tout autant dans ces sociétés alternatives et souvent très locales que dans la société internationalisée. De fait, ces personnes continuent à se mettre en couple, à avoir des enfants, à travailler d’une manière ou d’une autre pour subvenir à leurs besoins, à s’intéresser aux dynamiques de leur lieux de vie dans leurs dimensions sociales, environnementales et même économiques (dans le sens restauré de gestion d’une maison), etc. À ce propos, on entend chez ces personnes un intérêt de plus en plus croissant pour la spiritualité et même le fait religieux qui suscite déjà, nous l’avons constaté, des conversions et des baptêmes, qui ne sont peut-être que les prémices d’un grand renouveau pour l’Église.

Et dans le sens inverse, le société mondialiste semble être chez certains le symbole et la réalité du monde déchu livré au diable. Et les chemins de compromission de l’Église avec lui semblent alors nous conduire dans l’abîme, comme le montre d’ailleurs très nettement la baisse de la pratique et des vocations.

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Ô France

Que mon cœur est rempli de joie et de douleur quand je pense à toi, ô France !

Si l’on écoute attentivement, on entend ton âme comme un chant mélodieux, façonné par des générations qui ont aimé, qui ont prié, qui ont dansé, qui ont travaillé, qui ont transmis ton héritage.

Mais un murmure immense et insupportable cherche à détruire ce chant de vie et de joie.

Tu as une vocation, ô France ! Le sais-tu ? En as-tu pris conscience ?

Tu as été remarquée depuis de nombreux siècles comme celle qui a su le mieux chanter l’amour, et parler de la joie de la vie amoureuse, et de la vie avec Dieu.

Ta voix doit se faire entendre dans la symphonie des peuples, comme celle qui permet à chacun de s’ajuster, de trouver sa place et sa bonne note.

Oh, non, ne te méprends pas. Il ne s’agit pas pour toi de régner sur le monde. Il s’agirait au contraire d’empêcher toute tentative d’une usurpation de pouvoir venue du politique ou du religieux. Tu as su faire cela autrefois, durant les quinze siècles de ton histoire, t’opposant parfois à l’empereur, ou parfois au pape, quand l’un ou l’autre voulait s’accaparer toute autorité. Je te le dis, ce fut une belle mission. Tu n’avais de la puissance que dans la mesure où cela te permettait d’être fidèle à ton appel.

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Au nom de l’écologie

Dans son livre Le monde d’après, Philippe de Villiers déplore que les élites internationales aient utilisé la crise du Covid, rendue inévitable du fait de la mondialisation, pour accroître leur pouvoir dans un plan mûri de longue date. Et il affirme que l’étape d’après pour ces barons modernes, qu’il appelle les khmers verts, est d’utiliser la même rhétorique et les mêmes moyens au nom de l’écologie. Le pass sanitaire devenant un pass vert… Sauver la planète nécessitant tous les sacrifices.

La crise du Covid passera. Aujourd’hui, nous sommes dedans, et cela semble sans fin. L’année s’annonce difficile, car la division s’installe ; et la privation de liberté guette ceux qui ne veulent pas obéir béatement aux injonctions d’une élite aux intentions douteuses. Cependant, le virus peut bien disparaître, dès maintenant ou peut-être après un ou deux derniers soubresauts. Certains diront que cela vient de la vaccination. D’autres que le virus suit simplement le cours de son existence, et que la nature est bien faite. D’autres encore que la guérison est venue d’en-haut : des anges et de Dieu. La grande faucheuse faisant ensuite son œuvre, certains ouvriront peut-être les yeux quant à la réalité de ces étranges injections.

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France, Covid et Communion

La Covid porte bien son nom. C’est la coalition du vide, du néant, de l’abîme. Non pas le virus en tant que telle, mais tout ce que l’on fait autour. C’est l’occasion d’abîmer encore davantage la communion dans l’humanité.

Sur la crise sanitaire, nous partageons l’analyse du collectif Réinfo Covid (reinfocovid.fr). Nous sommes inquiets des mesures sanitaires qui ont été prises et qui délitent toujours davantage le lien social, ainsi que l’équilibre et la santé des gens. Nous sommes en train de nous préparer des lendemains qui déchantent. Quant on sait qu’avant la crise sanitaire un français sur huit était considéré comme isolé par les enquêtes de le Fondation de France, et qu’un sur trois risquait de le devenir s’il perdait un lieu de sociabilité, il y a de quoi être inquiets. L’isolement est perçu par beaucoup, comme par exemple le reine d’Angleterre, ou comme Mère Teresa en son temps, comme le premier fléau du siècle. Or, nos mesures abîment encore davantage notre capacité à entrer en relation. Ne sommes-nous pas en train de nous tromper de combat ?

Sur le vaccin, les conséquences néfastes sont trop imprévisibles pour l’accepter sans broncher, et pour laisser toute une population, fut-elle âgée, servir de cobaye. Pourquoi nous sortent-t-ils une nouvelle technologie très novatrice sur un vaccin à grande échelle, au lieu de l’éprouver d’abord à petite échelle ? Il en sortira plus de mal que de bien. D’autant que les spécialistes disent ouvertement que l’on ne sait même pas s’il empêchera le virus de circuler : c’est un comble. Ne pas se faire vacciner, telle est selon nous l’unique règle de conduite à tenir. Et miser plutôt sur des traitements comme l’ivermectine qui existent, et qui fonctionnent chez ceux qui les utilisent. Pour eux, il a été étrangement décidé qu’on ne les utiliserait pas car cela pourrait donner de faux espoirs au gens, alors que donner de faux espoirs sans savoir si cela va vraiment marcher est déjà ce que l’on fait avec les vaccins.

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En Arche !

Les Hébreux, en quittant la terre d’Égypte, se sont retrouvés face à la mer Rouge, bloqués par les armées de pharaon. Leur sortie a semblé l’espace d’un instant être un échec. Mais Dieu est intervenu et a ouvert la mer Rouge en deux : les Hébreux ont pu passer à pied sec, et les armées de pharaon, lancées à leur poursuite, ont été englouties. C’est là l’histoire de la Pâques, remémorée d’année en année. C’est l’histoire de la fin d’un temps de servitude, où ce qui semblait être établi s’effondre, et où une nouvelle histoire se met en place.

Nous allons bientôt vivre une Pâques. Il est des puissances supérieures qui maintiennent encore pour un temps l’unité de notre pays et l’unité du monde, mais cette unité sera un jour retirée. Les choses établies s’effondreront, et une nouvelle recomposition se fera. Cela pourrait paraître pessimiste. Mais, en fait, notre civilisation est un peu comme Jésus qui regarde la Passion arriver : au-delà de la Passion, il y a la Résurrection, la vie en plénitude. Alors il faut cheminer avec joie vers notre salut, qui en l’occurrence est la civilisation de l’amour qui nous est promise. Alors, c’est pour nous l’heure de semer, l’heure de se préparer à la Pâques, comme les Hébreux en mangeant l’agneau pascal. C’est pour nous l’heure d’entrer dans des arches saintes, comme Noé avant le déluge : celle de communautés vivant de la charité, vivant de l’Évangile.

Il faut bien s’en rendre compte : nous ne changerons pas le monde. Nous n’arriverons pas. Ce monde va vers sa perte, car il a voulu se construire par ses propres forces sans Dieu. Alors, ne tombons pas dans l’erreur de croire que nous ferons un monde pour Dieu, ou simplement un monde bienveillant, par nos propres forces. C’est Dieu qui un jour changera le monde. C’est lui qui fera un monde nouveau et une terre nouvelle, en venant avec ses anges. C’est lui qui pourra donner un jour un renouveau et une nouvelle unité. La part qu’il nous demande est assez simple : c’est de vivre des vertus théologales, c’est-à-dire de foi, d’espérance et de charité. Car c’est seulement cela dont il a besoin pour changer le monde : le reste, il saura bien s’en occuper. À chacun d’être fidèle là où il est, et dans ce qu’il est capable de faire, pour que la charité imprègne nos sociétés et nos communautés. À chacun de semer et de laisser Dieu donner la croissance. À chacun de trouver des communautés vivantes où l’on s’encourage dans la charité. La charité est amour de Dieu et amour du prochain. La charité, c’est l’amour. C’est l’amour que Dieu lui-même met dans nos cœurs. Et nous avons besoin des autres pour en vivre.

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Le Seigneur revient !

Laissez-moi imaginer une petite fiction pour introduire mon sujet.

C’est le Nouvel An. Le président va parler pour présenter ses vœux. Entre les petits fours et le champagne, certains sont là pour l’écouter. Cette année, il affiche une mine assez grave et solennelle. Et voilà qu’il annonce une grande nouvelle : depuis quelques décennies des extraterrestres sont entrés en contact avec nous. Il est temps aujourd’hui de dire à tous la vérité. De nombreux échanges avec eux ont eu lieu. Et certains, en précurseurs, ont agi en ce monde pour nous préparer à les accueillir. Les voilà qui viennent ! En fait, qui reviennent, car ils sont déjà venus. Et des photos et vidéos sont ensuite montrées pour appuyer les dire.

Dans le monde entier, de nombreux responsables politiques, sociaux ou religieux tiennent le même discours. Pour beaucoup, c’est l’euphorie… Nous entrons dans une nouvelle ère ! Voilà que beaucoup de mystères sur ce monde nous sont enfin compréhensibles. Ce sont tous les fondements de nos représentations qui sont appelés à être revisités. Les voilà oubliés nos soucis… La voilà oubliée la vanité de nos vies… Nous vivons un grand moment ! Nous entrons dans une ère de fraternité universelle qui s’étend même au-delà de notre planète… Les voilà donc ces dieux de l’ancien temps qui ont habité notre imaginaire !

Certains, cependant, sont un peu sceptiques. Ils n’y croient pas. Ou ils ne croient pas que ce soit là quelque chose de bon. Mais ils ne sont pas écoutés. Ils sont laissés de côté par la marche de l’histoire qui les oubliera bien vite.

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Chimères

Tapisserie de l’Apocalypse à Angers, le Dragon et la Bête

Ces jours-ci doit être discutée au Parlement une loi très permissive qui ouvre notamment la voie à la création de chimères homme-animal… Cela se passe aujourd’hui au Sénat, et mardi prochain en dernière lecture à l’Assemblée.

Et pendant ce temps, les médias font preuve d’un silence coupable qui laisse la population dans l’ignorance de ce qui est en train de se tramer. D’autres choses sont dans cette loi : PMA, avortements, dons d’organes, etc. Mais cette mesure des chimères ne peut qu’attirer notre attention, tant elle nous semble l’aboutissement de toutes ces mesures où l’on repousse sans fin les limites.

Quand l’on sait que l’avortement avait été votée à l’origine pour des cas très restreints, et qu’on en pratique aujourd’hui 200 000 chaque année en France, et plus de 40 millions dans le monde… Ce qui fait des dizaines de millions en France en quelques décennies, et des milliards dans le monde… Même Simone Veil, qui a promu l’avortement en France, s’est dit horrifiée de cette évolution, ne voulant pour sa part cette loi que pour préserver la santé des femmes, et non pas pour une telle banalisation. Sous couvert de bien, nous avons ouvert une brèche, et désormais il n’y a plus de limites.

Car, c’est bien là le problème. Quand l’on perd le sens de la dignité due à l’embryon, quand l’on ne respecte pas la vie en gestation, c’est toute l’échelle des valeurs qui s’en trouve bouleversée. Et progressivement, avec les années et les nouvelles générations, le sens de la dignité des choses s’étiole… Jusqu’à ne même plus penser qu’un enfant à le droit d’avoir un papa et une maman, et que l’on ne peut institutionnaliser le contraire. Jusqu’à ne plus voir qu’un enfant à le droit de vivre sa grossesse dans le ventre de sa maman. Et l’on en vient à se dire qu’il est même possible de faire des monstres mi-homme, mi-animal. On se croirait sur la Lune…

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Le serment de la civilisation de l’amour

Par les Irréductibles Français

Nous parlions de ce serment dans notre article : Bâtir la Civilisation de l’Amour.
Nous vous invitons ici à le prêter (cf en bas de la page).
Vous trouverez la fiche de ce serment ici.

« Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engage à bâtir en ce monde la civilisation de l’amour. Je m’engage, avec tout mon être et pour toute ma vie, à œuvrer pour étendre le Règne du Christ et pour qu’advienne un temps de paix et de justice. Je suis conscient que cela commence déjà à la maison, avec ma famille et mes proches, mais aussi que cela me demandera des choix exigeants qui m’entraîneront sur des chemins nouveaux pour servir Dieu et mon prochain, avec l’assistance de l’Esprit-Saint, des anges et des saints. »

La civilisation de l’amour

La civilisation de l’amour est une société imprégnée de charité qui trouve dans l’Évangile son ferment pour que la vie humaine soit authentiquement vécue. Ce terme a été mis à l’honneur par Paul VI (cf. le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI). Présente dès le début du christianisme d’une manière sous-jacente, cette civilisation est une réalité surnaturelle donnée par Dieu. Elle se fonde sur le mystère de l’Incarnation et sur le salut apporté par la Passion et la Résurrection. Elle trouve dans la doctrine sociale de l’Église une expression de ses principes clefs.

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Bâtir la Civilisation de l’Amour

« Je suis venu jeter le feu sur la Terre, et quel n’est pas mon désir sinon qu’elle brûle. » (Luc 12,49)

« La civilisation de l’amour l’emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l’humanité finalement chrétienne. »
Homélie de Paul VI le 24 décembre 1975

« Face à cette culture de mort, notre responsabilité de chrétiens doit s’exprimer par la « nouvelle évangélisation », dont la civilisation de l’amour est l’un des fruits les plus importants. En son centre se trouve la reconnaissance de la valeur unique de tout être humain. »
Audience de Jean-Paul II du 15 décembre 1999

« L’Amour de Dieu enveloppera le nouveau siècle. Ce sera comme un temps de grâce, comme l’accomplissement d’un dessein d’amour pour toute l’humanité et pour chacun de nous… N’ayons pas peur ! Ce n’est pas un vieux monde qui se termine, c’est un Nouveau Monde qui commence. Une nouvelle aurore semble naître dans le ciel de l’histoire. »Jean-Paul II, 19 novembre 1997

« Jésus nous invite à construire ensemble la civilisation de l’amour dans les situations qu’il nous arrive de vivre chaque jour. »
Pape François, 18 juillet 2018

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