Le secret de Dieu

Ô merveille insondable !

Marie et Joseph ont le privilège unique au sein de l’humanité de voir toutes les choses d’un même instant. Ils partagent cela avec les Séraphins qui sont les sept Esprits de Dieu du premier des neuf chœurs angéliques.

Marie et Joseph sont donc attentifs à tout ce que nous sommes, à tout ce qui nous arrive, à tout ce que nous faisons. Ils regardent toutes choses avec un regard d’amour. Ils nous regardent chacun avec un regard d’amour, à chaque instant. Ils entrent en relation avec nous tout au long de nos journées. Ô mystère incroyable ! Sortons de notre autisme, et ouvrons-nous à l’amour.

Marie et Joseph ont eu le privilège de porter et d’élever l’Enfant-Dieu. Et maintenant, ils portent et élèvent la multitude des enfants de Dieu. Il faut chercher leurs regards attendris et se laisser aimer. C’est là le secret de l’amour de Dieu… Et à travers eux se dévoilent à nos yeux le mystère du Père…

Et à partir de cette vie avec Marie et Joseph, par eux et pour eux, notre regard doit s’élargir à la multitude des anges et des saints qui forment l’Église. Et à leur école, il nous faut accueillir et servir Jésus-Christ qui veut venir naître en nous. Ô mystère ineffable… Ne soyons plus orphelins. Dieu nous aime…

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La foi

Icône de Jésus et de la parabole du Semeur

« La foi est la substance des choses que l’on espère, une conviction de celles qu’on ne voit point. » (He 11, 1)

Comment définir la foi ? Pour certains, il s’agit de vérités à croire. Pour d’autres, d’un sentiment de vivre avec Dieu, ou d’une confiance en Dieu d’être sauvé. On dit que la foi donne une loyauté cultivée par le Saint-Esprit et elle permet de déplacer les montagnes.

Le Catéchisme de l’Église catholique dit au numéro 150 : « La foi est d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu ; elle est en même temps, et inséparablement, l’assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélée. »

La foi est donc une adhésion à Dieu, une adhésion à l’irruption de la vie divine dans nos vies. Il ne s’agit pas d’adhérer à un Dieu lointain. Mais d’être rejoint au cœur de nos vies par la vie divine qui nous dépasse complètement, et nous entraîne dans une relation d’amour avec ce grand Dieu Trinité qui nous aime d’un amour ardent.

Cette vie divine est en même temps vérité, car elle nous dévoile qui est Dieu, et nous demande de Lui donner notre assentiment. Et elle est aussi chemin, car elle nous entraîne dans ses mouvements de vie et d’amour. « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » a dit Jésus (Jn 14, 2-5).

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Le signe de la Sainte Famille

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » Is 9,1

« Je vis ensuite un autre Ange, puissant, descendre du ciel enveloppé d’une nuée, un arc-en-ciel au-dessus de la tête, le visage comme le soleil et les jambes comme des colonnes de feu. Il tenait en sa main un petit livre ouvert. Il posa le pied droit sur la mer, le gauche sur la terre, il poussa une puissante clameur pareille au rugissement du lion. » Ap 10,1-3

« Un signe grandiose apparut au Ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pied et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. » Ap 12,1-2

Comme les bergers à la Crèche, nous voyons se lever avec saint Joseph un immense signe. Il nous a été donné de contempler dans le ciel du monde un profond mystère : celui de la Sainte Famille ! C’est là, entre Marie et Joseph, qui forment ensemble l’Épouse de l’Agneau que le Verbe de Dieu a pris chair comme un Enfant. Ce signe marque selon nous l’heure du septième ange, celui de la septième trompette, celui où le mystère de Dieu va s’accomplir. Non pas pour mettre fin à toute chose, mais pour nous faire entrer dans son projet divin. C’est le signe dont nous parlions et qui doit parler au cœur des hommes de ce temps pour qu’un chemin s’ouvre vers un grand renouveau (cf. Le signe de Jonas).

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Le signe de Jonas

« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » annonce le prophète Jonas dans la lecture d’aujourd’hui. Alors que nous sommes à quarante jours de Pâques, et que tant de signes nous montrent que notre monde va de mal en pis, comment ne pas prendre cette annonce pour nous et au pied de la lettre ? Comment ne pas voir que nous sommes dans un Carême de la dernière chance ?

Alors, comme les habitants de Ninive déchirant leurs vêtements, il nous faut déchirer nos cœurs. Oui, nous avons péché contre le Seigneur. Nous n’avons pas voulu qu’il règne sur nous. Nous nous sommes arrangés avec nos petits compromis. Nous avons réduit le mystère à nos propres vues. Nous n’avons pas écouté. Nous ne sommes pas vraiment entrés dans l’Alliance avec l’Éternel. Nous avons prétendu gérer nos vies à notre mesure sans vouloir être dérangés.

Le mal est insidieux et nous ronge. Tous. Aucune de nos bonnes œuvres ou bonnes intentions ne tient devant le Seigneur.

« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »

Alors, puisque aujourd’hui tout peut basculer soit dans un chemin de mort si Dieu laisse le monde aller à sa perte, soit dans un chemin de vie si Dieu reprend en main notre destinée, il faut que monte de nos cœurs une prière constante.

Oui, Seigneur, nous voulons que tu règnes sur nous !

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Un Père de Famille

Demain, nous entrons en Carême. Alors, pour traverser le désert, il nous faut manger l’agneau pascal et en garder le goût jusqu’aux viandes grasses et aux vins capiteux de la Terre Promise. Pour expliciter cela, disons que le christianisme consiste à vivre les différents mystères du rosaire. Par les mystère joyeux, nous goûtons la joie d’être avec Dieu. Par les mystères lumineux, nous sommes éclairés sur Dieu et sur nos vies. Ce qui nous amène aux mystères douloureux où il faut vaincre en nous le mal et la tendance au mal pour que l’amour soit le tout de nos vies. Et enfin par les mystères glorieux, nous accueillons la joie de la Résurrection et d’un amour immense.

Ces étapes se renouvellent plusieurs fois dans nos vies, et nous pouvons les vivre en même temps sur différents niveaux de nos existences. Mais le but bien sûr, c’est la gloire de l’amour pleinement réalisé qui est paix et joie dans l’Esprit-Saint. Certains s’arrêtent à l’une ou l’autre étape, refusant soit d’être touché par l’amour, soit d’être enseigné, soit de se convertir et de travailler à la vigne du Seigneur, soit d’accueillir la joie de la Résurrection qui chasse toute ténèbre et toute souffrance.

Mais pour vraiment aller au bout, il faut découvrir le visage d’amour du Père. Celui-ci est la source de toute chose, et l’on trouve son image dans l’homme, dans la femme, et en Jésus-Christ. Et c’est là que l’on découvre que le Père est à la fois un mystère masculin, féminin et enfantin. Il a ces trois visages dans la plénitude de ce que ces réalités peuvent être. Ce n’est pas un anthropomorphisme sur Dieu que de parler ainsi. Mais en fait, le masculin, le féminin et l’enfantin appliqués à l’homme sont des théomorphismes. Le Père vit et aime de ces trois manières. Le Fils aussi. Et l’Esprit-Saint aussi. Et les anges également.

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Seul l’amour nous sauvera

Bientôt nous serons en Carême, dans le chemin du désert qui nous mène jusqu’à la Terre Promise. Alors que nous naviguons en eaux troubles, il est bon de nous replacer devant notre seule espérance : l’amour de Dieu qui s’est manifesté en Jésus-Christ. C’est là l’unique planche de salut. Un monde qui vit loin de ce mystère ne peut inévitablement que tomber en déchéance et ne bientôt plus avoir d’autre secours à espérer que de revenir vers cette source vive et inépuisable qui peut nous renouveler au-delà de tout échec. C’est le mystère du Sacré-Cœur de Jésus qui nous aime ardemment. C’est le mystère de la Pâques où Dieu nous refait de l’intérieur, où Jésus par sa Passion et sa Résurrection nous sort de nos ténèbres et nous redonne vie et liberté.

C’est un chemin à prendre. Réfléchir à ce qu’est un chemin ecclésial ne devrait nous conduire qu’à cela : Comment mieux vivre ensemble le mystère pascal ? C’est dans ce questionnement que doit se faire tout dialogue dans l’Église.

L’amour est vertical et horizontal, comme les deux bras de la Croix. L’amour est union à Dieu qui est la source immense de toute vie et de tout amour. Et l’amour est présence à nos frères en humanité où l’amour de Dieu vient se manifester jusque dans les moindres détails. L’amour est aussi communion avec le monde céleste des anges et des saints. L’amour nous accompagne partout ; l’amour est pour chaque instant de nos vies.

L’amour est centripète et centrifuge. Il va vers l’intérieur dans l’union, et vers l’extérieur dans la fécondité. Il est intensif et extensif. Il est communion et rayonnement. Il est unité et communication. Chacun doit trouver ses propres lieux d’amour qui se vivent dans l’union, sans entrer dans la confusion avec les autres foyers d’amour : avec eux, il faut communiquer pour être dans la communion, mais non pas faire disparaître l’altérité.

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Corona Christi

La couronne du Christ nous est manifestée dans le coronavirus :

Vous l’aurez compris, nous sommes inquiets de la situation actuelle et des prochains mois à venir. Sans présumer de dates ou de savoir l’avenir, nous présentons dans la vidéo ci-dessus ce que nous percevons aujourd’hui de ce que nous vivons.

Nous ne sommes visiblement pas les seuls à poser ce constat alarmant qui demande une vraie réponse chrétienne : https://fr.aleteia.org/2022/01/14/la-crise-gronde-le-temps-et-le-lieu-de-leglise/. Et pour ceux qui ne voient pas encore le problème de la gestion actuelle de la crise sanitaire, nous vous encourageons à écouter le Conseil scientifique indépendant (https://reinfocovid.fr/live/, https://reinfocovid.fr/articles_video/syntheses-des-live-du-csi/). Par exemple, pour les vaccins, la vidéo suivante : https://crowdbunker.com/v/owbXaUnP (au moins jusqu’à la minute 52′). Et nous les invitons à écouter le débat contradictoire : https://reinfocovid.fr/, https://www.francesoir.fr/, https://lepointcritique.fr/.

Nous vous encourageons à la prière pour les prochains mois, en particulier l’adoration eucharistique, le chapelet et la dévotion aux saints anges. Pour ces derniers, il s’agit surtout dans les temps où nous sommes de prier saint Michel, saint Raphaël et son ange gardien. Et il s’agit par le chapelet de se confier à Marie, et aussi à Joseph.

Nous suggérons donc les neuvaines suivantes pour arriver jusqu’au renouveau que nous attendons :

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Vers l’aurore

Abraham et Sarah au Chêne de Mambré avec les trois hommes de Dieu

Après la naissance de l’Enfant-Dieu, c’est la nouvelle année ! Nous profitons des grâces de Noël pour écrire un ou deux articles sur ce que l’on peut attendre du temps à venir. Comme nous le disions dans notre article Le jeûne et la prière, nous ne souhaitons par écrire outre mesure ici durant les prochains mois pour mieux vivre l’orage qui s’annonce. Mais en ce temps de l’Épiphanie, où se manifeste la gloire du Dieu fait chair, il est bon de manifester aussi ici notre espérance. Nous sommes un peu comme Abraham et Sarah au Chêne de Mambré (Gn 18) : stériles, Dieu nous promet une fécondité. Nous serions tentés de rire et d’être incrédules. Pourtant, Dieu réalise toujours ses promesses.

Notre espérance est d’arriver bientôt à un grand renouveau pour la France. Nous vivons les douleurs d’un enfantement qui rejaillit dans le monde entier. Et la France, Fille Aînée de l’Église, doit être la première à accueillir l’étincelle divine qui doit embraser le monde. De multiples prophéties circulent à ce sujet, anciennes ou contemporaines, et venues de tous les continents (Marcel Van, etc). Et ce jusque dans des milieux protestants qui passant outre leur inimité envers les catholiques attendent cette étincelle des catholiques de France. Pour cela, il faut vraiment que l’Esprit-Saint soit à l’œuvre !

Ce qui doit se passer, c’est la manifestation des petits apôtres de l’amour qui donnent guérison et consolation, instaurent par des signes messianiques le Règne du Sacré-Cœur de Jésus, du Cœur Immaculé de Marie et du Cœur Glorieux de Joseph, et fassent advenir la Civilisation de l’Amour. Venant dans l’obscurité du monde moderne pour le sortir de son effondrement, ils seront les saints que le monde attend, les témoins de la lumière de Dieu et les piliers indestructibles du monde de demain.

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Le jeûne et la prière

Marthe Robin, une mystique du XXème siècle qui a attendue une nouvelle Pentecôte d’Amour.

« Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier : Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon ? C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. » (Mt 17, 21, Bible Segond)

En écrivant cet article j’ai un peu l’impression de faire mon testament et de dire les dernières choses importantes qui doivent être dites ici, du moins avant plusieurs mois. Et de fait un orage se lève à l’horizon, et il nous faut prendre des moyens adaptés pour nous y préparer. Ne croyez pas que je parte pour un endroit désert à la manière survivaliste, mais il me semble opportun de mettre un peu de distance entre ma vie et les logiques du monde pour bien vivre ce qui va venir.

Et de fait, nous sommes pris aujourd’hui dans un combat entre d’un côté le diable et l’esprit du monde, et de l’autre l’avènement du Royaume et la civilisation de l’amour. Nous avons tâché de décrire cela dans nos articles : L’Église peut-elle changer le monde ? Et L’heure de Marie. Nous y avons parlé de certains moyens pour bien vivre ce moment, en particulier de l’importance de l’adoration eucharistique et de la dévotion mariale. Mais nous voudrions insister ici sur les deux moyens donnés par Jésus en Mt 17, 21 (qui étrangement ne figurent pas dans la traduction liturgique) : le jeûne et la prière.

Pour bien les comprendre, resituons-nous dans ce que nous disions sur le rapport entre l’Église et le monde. Le monde n’est pas mauvais, mais il a été livré par le péché au pouvoir du diable, qui est devenu le prince de ce monde. Du coup, les logiques du monde, si nous les suivons, nous conduisent inexorablement dans les mains du diable. Le Seigneur a prié non pas pour nous retirer du monde, mais pour nous préserver du Mauvais. Nous sommes dans le monde, mais pas du monde. Et il nous faut user des choses du monde, mais tout en en gardant une certaine méfiance, en restant vigilants, et en sachant parfois s’en déprendre. C’est le sens du jeûne, d’abord alimentaire pour nous y habituer, puis plus largement sur d’autres dimensions de notre vie.

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L’heure de Marie

La Vierge de Guadalupe

En ce jour où nous fêtons l’Immaculée Conception, portons nos regards émerveillés vers celle qui est notre Mère et notre Reine. Celle-ci a dit au petit vietnamien Marcel Van que son Règne s’établirait en ce monde après le Règne de l’Amour de Jésus. Cela se fera grâce aux petits apôtres de l’amour, avec un rôle particulier pour la France… Bien sûr, le Règne de Marie ne remplacera pas le Règne de l’Amour de Jésus, il n’en sera que le désenveloppement : les deux seront ensemble un seul et même Règne.

Jésus habite en Marie, en son sein. Jésus a son trône sur et dans la Vierge Marie. Aller à Marie, c’est aller à Jésus. Et Marie nous enseigne à accueillir Jésus comme elle l’a accueilli, et à faire aussi de nos âmes et de nos corps un trône pour l’Enfant-Dieu, même si cela se fait différemment à notre mesure. C’est le signe de la Vierge qui enfante, en Apocalypse 12. Cet enfantement passe par l’Eucharistie où nous recevons Jésus-Hostie.

C’est pourquoi l’on peut dire que le Règne de l’Amour de Jésus est d’abord un Règne eucharistique. Il s’agit d’aller à Jésus-Hostie, et là nous y allons avec Marie. Tout se fait avec Marie, par Marie, pour Marie, comme le décrit saint Louis-Marie Grignon de Montfort dans son ouvrage remarquable Le secret de Marie.

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