Peut-on interdire dans l’Église d’aller parler à quelqu’un en privé sur un sujet donné ?

Peut-on interdire dans l’Église d’aller parler à quelqu’un en privé sur un sujet donné ?

Réponse : Non jamais.

Dans certains cas, on peut interdire d’exprimer des opinions en public, surtout dans les lieux et journaux chrétiens, en attachant des sanctions canoniques à ce sujet. Mais cela concerne surtout les ecclésiastiques, et pas tellement les laïcs. Les ecclésiastiques doivent exprimer la foi de l’Église quant à ce qui est assuré. Les laïcs ont le droit de discuter entre eux de tous les sujets qui les intéressent.

Si des ecclésiastiques donnaient des menaces concrètes (excommunication, etc), il ne faudrait pas les écouter, et en référer au Saint-Siège. Et si c’est le Saint-Siège lui-même qui maintient cette menace de sanction, ce serait le cas parfait pour appliquer ce que je disais ailleurs quant au véto paulinien. D’ailleurs, j’avais en partie écrit cet article en pensant à ce cas précis, bien que je l’ai appliqué alors quant à un autre sujet, important également.
Il faudrait donc dire au Saint-Père dans un tel cas : Écoutez, nous considérons être face à un abus d’autorité. Vous n’êtes que Pierre, et non pas tout le Collège des Douze. Nous allons voir les 11 autres grands Primats et Patriarches de la chrétienté. Et si la majorité est contre vous, vos menaces resteront vaines. Et nous pensons être en droit d’attendre leur avis avant d’appliquer vos sanctions.
Et si vous n’y croyez pas, et bien faites un dogme quant au véto paulinien, puisqu’il n’y en a pas. D’ici un dogme, ou notre retour du tour de la Méditerranée, nous appliquerons la loi de plus grande charité entre les deux options entre parler ou nous taire : à savoir celle d’en parler librement et sans contrainte.
Et nous considérons avoir au moins six mois pour pouvoir faire le tour de la Méditerranée. Ce qui est le minimum minimum pour aller voir des gens si occupés que sont les Primats et Patriarches. Exiger moins serait totalement indécent. À moins bien sûr que vous ne fassiez un dogme d’ici-là.

Les fruits d’une interdiction de discuter librement d’un sujet seraient : l’accroissement des mensonges dans le peuple de Dieu, la possibilité d’emprise manipulatoire, l’impossibilité d’exercer la miséricorde, la tristesse, l’angoisse, le désarroi, etc.
C’est grave et même très grave.

J’ajoute également que même dans les monastères et la vie religieuse, le vœu d’obéissance ne peut empêcher d’aller discuter en privé avec quelqu’un de manière exceptionnelle. Si cela devenait habituel, cela serait une enfreinte à la règle monastique. Mais si c’est pour des sujets d’importance, ce serait contraire à la foi et au mœurs d’ordonner une telle chose. Donc la discipline monastique ne peut alors s’appliquer si cela enfreint la foi et les mœurs.

Et en ce qui concerne ce qui a été confié à un prêtre sous le sceau de la confession, cela peut être une exception à ce qui est dit ici, car le prêtre a la Sainte Messe pour offrir ce qui lui a été confié. Et c’est comme si alors tout le Ciel était au courant et pouvait agir en faveur de la victime. Et c’est aussi un espace de miséricorde (parfois le seul) pour les plus grands pécheurs où ils peuvent parler en toute liberté.

Bien sûr, tout ce qui est dit ici reste la règle à appliquer en l’absence de dogme quant au véto paulinien, et selon le principe de la plus grande charité.

Des troupeaux sans bergers…

« En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. » Mc 6, 6

J’avoue ressentir parfois un peu de peine pour certaines brebis du Seigneur : pour celles que l’on croise au coin des rues et des routes, mais qui n’arrivent guère à trouver leur place dans les structures ecclésiastiques, et à se sentir concerné par son jargon. Je m’explique.

Je suis bien conscient que les ecclésiastiques font un travail admirable. Mais parfois, certaines brebis étant trop différentes, ils ont du mal à savoir comment s’en occuper. Et moins ils s’en occupent, plus elles deviennent différentes, interprétant l’Évangile selon leur mode à elles, sans parfois trouver l’équilibre qu’il convient. Et ces différences, parfois un peu clownesques, donnent des arguments à ceux qui prétendent que cela ne sert à rien de s’en occuper. Et cela devient un cercle vicieux.

Nous pouvons penser aux gens du voyage, aux personnes de la rue, ou aux missionnaires fougueux et un peu fol en Christ. Pour eux, les ecclésiastiques ressemblent un peu trop à des architectes qui ont leur projet et leur vision, et pas assez à des jardiniers qui se promènent par les chemins pour regarder chaque plante et se demander si elle pourrait orner le jardin, si elle n’a pas besoin d’un tuteur ou d’être arrosée.

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Ordonner des hommes mariés ? Et les femmes ?

Vous l’avez probablement lu.

Le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, l’évêque belge d’Anvers, Mgr Johan Bonny, a annoncé dans une lettre pastorale son intention d’ordonner prêtres des hommes mariés d’ici 2028, argumentant ce choix par le manque de vocation dans son diocèse.

Par ailleurs, il affirme vouloir s’atteler à l’ordination des femmes : « Un point difficile reste la demande de rendre le sacrement de l’ordre accessible aux femmes, à commencer par l’ordination diaconale. » « L’alternative à l’ordination ne peut pas simplement être la « non-ordination ». »

Sans vouloir faire le tour du sujet dans cet article, voici quelques commentaires.

L’Évangile nous dit :

Matthieu 19, 12 : « Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Luc 18, 29-30 : « Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause du royaume de Dieu, une maison, une femme, des frères, des parents, des enfants, sans qu’il reçoive bien davantage en ce temps-ci et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » »

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Le magistère de l’Église face à la crise sanitaire

Durant la crise sanitaire, chacun y est allé de son petit couplet pour interpréter la situation et indiquer les choix à prendre. Les prises de paroles se sont scindées progressivement entre ceux qui voulaient absolument injecter à tout le monde de l’ARN messager, et ceux qui refusaient ce soit-disant vaccin. La virulence des débats ressemblaient à l’affaire Dreyfus, si ce n’est que le drame en cours a des proportions et des conséquences beaucoup plus catastrophiques.

Les autorités ecclésiastiques n’ont pas manqué de donner également leur avis, en général en abondant dans le sens des puissants de ce monde.

Mais personne ne semble avoir rappelé qu’il existe un paragraphe dans le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église donnant des principes de discernement en cas de crise sanitaire. C’est le seul endroit de ce texte magistériel de référence traitant directement du sujet. Toute parole des ecclésiastiques auraient donc dû commencer par rappeler ce paragraphe, venant de la longue expérience de cette institution. Le XXème siècle a déjà donné à méditer sur le lien entre pouvoir politique, médecine moderne et problèmes sanitaires. Ce paragraphe semble s’en faire l’écho.

469 Les autorités appelées à prendre des décisions pour faire face aux risques sanitaires et environnementaux se trouvent parfois face à des situations où les données scientifiques disponibles sont contradictoires ou quantitativement rares; il peut alors être opportun de faire une évaluation inspirée du « principe de précaution », qui ne comporte pas une règle à appliquer mais plutôt une orientation visant à gérer des situations d’incertitude. Ce principe manifeste l’exigence d’une décision provisoire et modifiable en fonction de nouvelles connaissances éventuellement acquises. La décision doit être proportionnelle aux mesures déjà appliquées pour d’autres risques. Les politiques conservatoires, basées sur le principe de précaution, exigent que les décisions soient fondées sur une confrontation entre les risques et les bénéfices envisageables pour tout choix alternatif possible, y compris la décision de ne pas intervenir. À l’approche de précaution est liée l’exigence d’encourager tous les efforts visant à acquérir des connaissances plus approfondies, tout en étant conscient que la science ne peut pas parvenir rapidement à des conclusions sur l’absence de risques. L’incertitude des circonstances et leur caractère provisoire rendent particulièrement importante la transparence dans le processus décisionnel.

Derrière ce texte, divers principes sont en jeu : subsidiarité, vérité, participation, etc.

Cinq années ont passé depuis le début de la crise sanitaire. Il est sûrement temps de relire sereinement ce qui s’est passé, non pour accuser notre prochain, mais pour demander pardon pour nos erreurs et nos errances, pour chercher à faire mieux la prochaine fois, et pour réaffirmer devant Dieu notre bonne volonté.

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À la Une

2025 : Le jubilé des 1ers samedis du mois pour une paix durable

La guerre sévit, le monde est à feu et à sang. Cela peut nous laisser songeurs et inquiets.

Mais, nous avons une bonne nouvelle : la Vierge Marie nous a donné un moyen précis pour qu’une paix durable s’installe en ce monde !

C’est à Fatima, une apparition unique en son genre, qui sort du lot parmi toutes les apparitions mariales.

Une dizaine d’apparitions sont reconnues parmi 20.000 apparitions recensées. Et la seule que les papes et toute l’Église ont autant écoutée et cautionnée, c’est Fatima.

Rien ne sert de se perdre dans la multitude des apparitions, car à Fatima tout est dit.

C’est un moyen très simple, accessible à tous, qui n’a pas encore été utilisé.

Les promesses de paix sont explicites.

C’est un cas unique.

C’est le 13 juillet 1917 : « Pour empêcher la guerre », la Vierge Marie annonce qu’ella va venir demander la « Communion réparatrice des premiers samedis ». Et elle revient en 1925 pour la demander explicitement auprès de sœur Lucie. La demande est cette fois-ci au présent. 2025 est donc le jubilé de cette demande.

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Les mystères laborieux

Jean Paul II a ajouté au Rosaire les mystères lumineux qui nous plongent dans la méditation de la vie publique du Christ.

Les mystères joyeux nous parlent de l’enfance de Jésus, les douloureux de sa Passion, et les glorieux de sa Résurrection et de tout ce qui en découle.

Mais il reste une partie de la vie du Christ qui demeure alors dans l’ombre : c’est celle qui va de l’âge de 12 ans à l’âge d’environ 30 ans. C’est la vie cachée de Jésus. Nous voudrions y entrer en proposant des mystères laborieux. Pourquoi laborieux ? Parce que cette vie est un chemin de préparation et de maturation, c’est aussi un temps pour grandir en vertus. C’est celle de quelqu’un qui prend sa place dans la société par sa vie familiale, amicale, professionnelle, religieuse…

Nous proposons ainsi comme mystères :

  • 1er mystère laborieux : la vie de la Sainte Famille à Nazareth
    • fruit du mystère : l’amour de l’Incarnation
  • 2ème mystère laborieux : la pratique de la religion juive
    • fruit du mystère : une authentique piété
  • 3ème mystère laborieux : le travail comme charpentier
    • fruit du mystère : la fidélité au quotidien
  • 4ème mystère laborieux : les voyages et pèlerinages de la Sainte Famille
    • fruit du mystère : s’ouvrir à la rencontre et à l’altérité
  • 5ème mystère laborieux : le départ de saint Joseph
    • fruit du mystère : traverser les épreuves et les deuils

Ces mystères nous plongent dans la vie de la Sainte Famille dans ce qu’elle a de très concrète. Ils nous parlent de l’Incarnation.

Ces mystères laborieux pourraient être dits le mardi, jour qui suit les mystères joyeux du lundi.

Nous aurions ainsi :

  • Lundi : mystère joyeux
  • Mardi : mystère laborieux
  • Mercredi : mystère glorieux
  • Jeudi : mystère lumineux
  • Vendredi : mystère douloureux
  • Samedi : mystère joyeux
  • Dilanche : mystère glorieux
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