Ô France

Que mon cœur est rempli de joie et de douleur quand je pense à toi, ô France !

Si l’on écoute attentivement, on entend ton âme comme un chant mélodieux, façonné par des générations qui ont aimé, qui ont prié, qui ont dansé, qui ont travaillé, qui ont transmis ton héritage.

Mais un murmure immense et insupportable cherche à détruire ce chant de vie et de joie.

Tu as une vocation, ô France ! Le sais-tu ? En as-tu pris conscience ?

Tu as été remarquée depuis de nombreux siècles comme celle qui a su le mieux chanter l’amour, et parler de la joie de la vie amoureuse, et de la vie avec Dieu.

Ta voix doit se faire entendre dans la symphonie des peuples, comme celle qui permet à chacun de s’ajuster, de trouver sa place et sa bonne note.

Oh, non, ne te méprends pas. Il ne s’agit pas pour toi de régner sur le monde. Il s’agirait au contraire d’empêcher toute tentative d’une usurpation de pouvoir venue du politique ou du religieux. Tu as su faire cela autrefois, durant les quinze siècles de ton histoire, t’opposant parfois à l’empereur, ou parfois au pape, quand l’un ou l’autre voulait s’accaparer toute autorité. Je te le dis, ce fut une belle mission. Tu n’avais de la puissance que dans la mesure où cela te permettait d’être fidèle à ton appel.

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De la délicate manière de communier

hoste et calice

« Prenez et mangez »
« Prenez et buvez »

Communier est un acte immense. Nous recevons en nous le Christ dans son Corps et son Sang, dans son Humanité et sa Divinité. C’est Dieu qui vient nous visiter. Nous le recevons comme un enfant dans nos bras, dans nos bouches, dans nos âmes. Il est là, livré, abandonné… Il n’attend que notre amour, il guette notre regard. Et si nous répondons à son amour, il nous remplit de ses dons, de son Esprit, de sa force et de sa joie. C’est un déferlement d’amour qui nous envahit, une déflagration de le plus grosse bombe de l’histoire, celle de l’Amour fait chair.

Qu’il est beau d’observer ses frères et sœurs communier, s’approcher de la table eucharistique, goûter le pain de vie. Qu’il est beau de voir toutes ces âmes voulant vivre d’amour, voulant vivre de Dieu. C’est édifiant, on y découvre des trésors insoupçonnés.

Et pourtant, il nous est tous arrivé un jour ou l’autre d’être surpris par telle ou telle manière de communier. Il nous est tous arrivé de nous dire : celui-là, il manque d’amour ; celui-là, il manque de foi ; celui-là, il n’a pas un bon esprit, une bonne spiritualité ; celui-là, il ne communie pas comme moi ; celui-là, il manque de révérence envers Dieu ; celui-là, il n’a pas tout compris. Et nous nous sommes mis à juger, à observer de l’extérieur, à critiquer, à vouloir nous différencier. Et la communion, au lieu d’être le moment de l’amour et de l’unité, est devenu le moment de la division et de la séparation. Le Corps s’est trouvé être déchiré par nos paroles intérieures et extérieures. Et nous avons perdu de vue le Christ. Nous avions posé en cet instant le geste de la communion pour nous unir à Lui, et finalement nous n’avons pensé qu’à ces autres qui sont autour de nous pour commenter leurs actes et nous comparer à eux. Lire la suite « De la délicate manière de communier »

La Barque de Pierre

L’Église a toujours été vu comme une barque. La barque des Apôtres, la barque de Pierre. Nous sommes tous participants de ce bateau, gouverné par le Christ lui-même, qui nous mène à travers l’histoire vers l’accomplissement de toute chose et qui continuera sa course dans l’éternité pour la gloire de la Trinité.

Ce bateau est gouverné par le Christ, mais il a chargé les apôtres et en particulier Pierre, dont les successeurs sont aujourd’hui les évêques avec à leur tête le pape, de le représenter, de manifester sa présence, d’agir en son Nom, d’agir pour Lui ; il a voulu être Lui-même agissant en eux. Tous nous sommes participants du gouvernement du Christ, mais les évêques, et avec eux les prêtres, sont là pour manifester ce gouvernement tant que le Christ n’est pas revenu dans la gloire, et qu’il n’est pas visible à nos yeux.

Nos églises de pierres, nos édifices religieux, nous permettent d’entrer dans ce mystère. Elles ont généralement la forme d’une barque, d’un bateau à l’envers avec leur nef central voûtée. Nous entrons dans l’Église par le baptême, et pour signifier cela beaucoup ont placé le baptistère à l’entrée des églises, à l’arrière. Puis vient la nef où nous prenons place, comme nous prenons place dans la barque de l’Église, pour participer à son périple, pour la faire avancer. Les confessionnaux des bas-côtés sont là pour désigner cette pérégrination dans l’histoire. Puis, avançant vers l’avant de l’Église, vers l’avant du bateau, nous trouvons le chœur, où la lecture de la Parole de Dieu que nous entendons depuis l’ambon nous désigne l’horizon de notre voyage, la route à suivre, celle de la Jérusalem céleste composée des anges et des saints. La Parole vient d’au-delà de ce monde pour nous éclairer. Elle est lue par le prêtre qui nous signifie le Christ nous guidant en ce monde. La Croix est aussi présente en ce lieu, comme la voile qui fait avancer le bateau, qui nous donne la force d’avancer et d’aimer. Mais toute l’église a généralement aussi la forme d’une Croix pour montrer que c’est dans la Pâques du Christ que se joue le mystère chrétien, que c’est là le mystère de l’Amour pleinement accompli qui nous rassemble autour de Dieu.

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Au nom de l’écologie

Dans son livre Le monde d’après, Philippe de Villiers déplore que les élites internationales aient utilisé la crise du Covid, rendue inévitable du fait de la mondialisation, pour accroître leur pouvoir dans un plan mûri de longue date. Et il affirme que l’étape d’après pour ces barons modernes, qu’il appelle les khmers verts, est d’utiliser la même rhétorique et les mêmes moyens au nom de l’écologie. Le pass sanitaire devenant un pass vert… Sauver la planète nécessitant tous les sacrifices.

La crise du Covid passera. Aujourd’hui, nous sommes dedans, et cela semble sans fin. L’année s’annonce difficile, car la division s’installe ; et la privation de liberté guette ceux qui ne veulent pas obéir béatement aux injonctions d’une élite aux intentions douteuses. Cependant, le virus peut bien disparaître, dès maintenant ou peut-être après un ou deux derniers soubresauts. Certains diront que cela vient de la vaccination. D’autres que le virus suit simplement le cours de son existence, et que la nature est bien faite. D’autres encore que la guérison est venue d’en-haut : des anges et de Dieu. La grande faucheuse faisant ensuite son œuvre, certains ouvriront peut-être les yeux quant à la réalité de ces étranges injections.

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France, Covid et Communion

La Covid porte bien son nom. C’est la coalition du vide, du néant, de l’abîme. Non pas le virus en tant que telle, mais tout ce que l’on fait autour. C’est l’occasion d’abîmer encore davantage la communion dans l’humanité.

Sur la crise sanitaire, nous partageons l’analyse du collectif Réinfo Covid (reinfocovid.fr). Nous sommes inquiets des mesures sanitaires qui ont été prises et qui délitent toujours davantage le lien social, ainsi que l’équilibre et la santé des gens. Nous sommes en train de nous préparer des lendemains qui déchantent. Quant on sait qu’avant la crise sanitaire un français sur huit était considéré comme isolé par les enquêtes de le Fondation de France, et qu’un sur trois risquait de le devenir s’il perdait un lieu de sociabilité, il y a de quoi être inquiets. L’isolement est perçu par beaucoup, comme par exemple le reine d’Angleterre, ou comme Mère Teresa en son temps, comme le premier fléau du siècle. Or, nos mesures abîment encore davantage notre capacité à entrer en relation. Ne sommes-nous pas en train de nous tromper de combat ?

Sur le vaccin, les conséquences néfastes sont trop imprévisibles pour l’accepter sans broncher, et pour laisser toute une population, fut-elle âgée, servir de cobaye. Pourquoi nous sortent-t-ils une nouvelle technologie très novatrice sur un vaccin à grande échelle, au lieu de l’éprouver d’abord à petite échelle ? Il en sortira plus de mal que de bien. D’autant que les spécialistes disent ouvertement que l’on ne sait même pas s’il empêchera le virus de circuler : c’est un comble. Ne pas se faire vacciner, telle est selon nous l’unique règle de conduite à tenir. Et miser plutôt sur des traitements comme l’ivermectine qui existent, et qui fonctionnent chez ceux qui les utilisent. Pour eux, il a été étrangement décidé qu’on ne les utiliserait pas car cela pourrait donner de faux espoirs au gens, alors que donner de faux espoirs sans savoir si cela va vraiment marcher est déjà ce que l’on fait avec les vaccins.

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Salut

Un serpent maudit
Vint près de Marie.
Sortit son venin
Pour tromper les saints.

Tout comme un ami
Sembla tout contrit
Pour se faire bien voir
Et tous nous avoir.

La gentille mésange
Portée par les anges
Chanta de sa voix
L’ode de la Croix.

Et dans la tromperie
De ces ennemis :
Un contre-pouvoir
Du Ciel, quel espoir !

Ce fut un chemin
Qui s’ouvrit soudain
Pour mener à Dieu.
Soleil radieux.

La vie a jailli.
Elle venait d’en-haut.
Nous donnant l’Esprit.
Merci et bravo !

Un secours concret.
Comme une jolie pierre.
Ou comme une forêt
Remplie de mystère.

Ce n’est pas lointain.
C’est bien pour demain.
Et dès aujourd’hui
Vivons de sa Vie !

Merci à Jésus.
Il est notre salut.
À la Sainte Famille
Où la lumière brille.

Marier les vertus morales

Les vertus cardinales sont la prudence, la justice, la tempérance et la force. D’elles découlent toute la vie morale de l’homme. Cette vie morale se veut comme un équilibre entre des extrêmes. En chaque chose, il nous faut composer entre divers comportements possibles pour être sur la crête d’une montagne et avancer vers le sommet. Se dessinent alors deux visages possibles de chacune des vertus, deux versants où l’on peut cheminer. La prudence est prudence ou entreprise. La justice est justice ou bienveillance. La tempérance est tempérance ou jouissance. La force est force ou tendresse.

Et l’on s’aperçoit que l’on gagne à considérer les vertus morales comme mariées, dans une dualité. Usant à chaque instant davantage de l’un ou de l’autre versant, nous avançons dans la durée d’une manière équilibrée. Une vie morale authentique accepte d’aller tantôt davantage d’un côté, tantôt davantage de l’autre, du moment que globalement la vie se déploie dans un cercle vertueux.

Notre monde a besoin d’entreprise, elle a besoin de personnes qui osent l’aventure de la vie. Notre monde a besoin de bienveillance, elle a besoin de personnes qui agissent pour le bien de leurs frères. Notre monde a besoin de jouissance, elle a besoin de personnes qui sachent trouver du plaisir dans les petites choses, qui sachent s’émerveiller. Notre monde a besoin de tendresse pour goûter concrètement la joie du vivre ensemble.

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Demi-Lune

Nous voilà à la demi-Lune !
Oh ! Ses faces, elle n’en a pas qu’une.
L’une est si belle et si radieuse.
L’autre est si sombre et si menteuse.

Nous voilà à la demi-Lune !
Nous aimerions qu’il n’y en ait qu’une.
Un jour viendra, Dieu le fera.
Tant d’amertumes avant cela.

Lumière et vie elle nous renvoie.
Elle nous éclaire quand on n’y voit.
Pleine d’amour, on est heureux,
Quand à son jour, on prie à deux.

Mais, là bas, ils y sont aussi,
Des âmes qui pleurent et sont roussies,
Des âmes noires si peu illustres,
Et depuis bien quatre fois vingt lustres.

Aux forces sombres des démons,
Pour s’envoler jusqu’à ces monts,
Ils ont puisé leur énergie,
Pour s’enfermer dans leurs orgies.

Nous voilà à la demi-Lune !
Et je le dis bien sans rancune.
Au sacrifice des innocents
La voilà remplie de leur sang.

Il crie vers Dieu, ça c’est bien sûr.
Il répondra, je vous assure.
Pour sauver l’homme de si grandes fautes,
Et bien le pauvre des vilains hôtes.

Nous voilà à la demi-Lune !
Nous allons vers la pleine Lune !
C’est la Lumière qui gagnera !
C’est l’Amour qui l’emportera !

Nous voilà à la demi-Lune !
Oh ! Ses faces, elle n’en a pas qu’une.
Elle montrera bientôt la sombre.
Mais nuit pour nous point n’est pénombre !

En Arche !

Les Hébreux, en quittant la terre d’Égypte, se sont retrouvés face à la mer Rouge, bloqués par les armées de pharaon. Leur sortie a semblé l’espace d’un instant être un échec. Mais Dieu est intervenu et a ouvert la mer Rouge en deux : les Hébreux ont pu passer à pied sec, et les armées de pharaon, lancées à leur poursuite, ont été englouties. C’est là l’histoire de la Pâques, remémorée d’année en année. C’est l’histoire de la fin d’un temps de servitude, où ce qui semblait être établi s’effondre, et où une nouvelle histoire se met en place.

Nous allons bientôt vivre une Pâques. Il est des puissances supérieures qui maintiennent encore pour un temps l’unité de notre pays et l’unité du monde, mais cette unité sera un jour retirée. Les choses établies s’effondreront, et une nouvelle recomposition se fera. Cela pourrait paraître pessimiste. Mais, en fait, notre civilisation est un peu comme Jésus qui regarde la Passion arriver : au-delà de la Passion, il y a la Résurrection, la vie en plénitude. Alors il faut cheminer avec joie vers notre salut, qui en l’occurrence est la civilisation de l’amour qui nous est promise. Alors, c’est pour nous l’heure de semer, l’heure de se préparer à la Pâques, comme les Hébreux en mangeant l’agneau pascal. C’est pour nous l’heure d’entrer dans des arches saintes, comme Noé avant le déluge : celle de communautés vivant de la charité, vivant de l’Évangile.

Il faut bien s’en rendre compte : nous ne changerons pas le monde. Nous n’arriverons pas. Ce monde va vers sa perte, car il a voulu se construire par ses propres forces sans Dieu. Alors, ne tombons pas dans l’erreur de croire que nous ferons un monde pour Dieu, ou simplement un monde bienveillant, par nos propres forces. C’est Dieu qui un jour changera le monde. C’est lui qui fera un monde nouveau et une terre nouvelle, en venant avec ses anges. C’est lui qui pourra donner un jour un renouveau et une nouvelle unité. La part qu’il nous demande est assez simple : c’est de vivre des vertus théologales, c’est-à-dire de foi, d’espérance et de charité. Car c’est seulement cela dont il a besoin pour changer le monde : le reste, il saura bien s’en occuper. À chacun d’être fidèle là où il est, et dans ce qu’il est capable de faire, pour que la charité imprègne nos sociétés et nos communautés. À chacun de semer et de laisser Dieu donner la croissance. À chacun de trouver des communautés vivantes où l’on s’encourage dans la charité. La charité est amour de Dieu et amour du prochain. La charité, c’est l’amour. C’est l’amour que Dieu lui-même met dans nos cœurs. Et nous avons besoin des autres pour en vivre.

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