Pentecôte

Sur le chemin qui mène à Dieu,
Pour notre monde tout abîmé,
Un minotaure a tout bloqué.
Pas de panique ! Soyons joyeux.

N’ayons pas peur, sourire radieux.
Car Marie veille et se réveille.
Un doux sentier nous est donné.
Ô Divin Cœur, ô Reine des Cieux.

Il faut aller vers l’Orient,
Près de la Vierge et de l’Enfant,
Pour restaurer tout l’Occident,
Par les saints anges… eucharistiant.

Esprit de Dieu, Esprit vivant.
C’est l’effusion, très concrètement.
Le monde changera, très certainement,
Bien, lentement, le signe aidant.

Holacratie

Aujourd’hui, une grande incertitude règne sur l’avenir. Beaucoup présagent de grands bouleversements qui mèneront à un changement de civilisation. Nous prônons pour notre part un changement de posture existentielle et spirituelle, plus ouvert au mystère de la vie et de l’amour. Notre monde se meurt parce que l’on ne veut pas servir la vie et l’amour, parce que l’on ne fait pas de ce service un projet de société. Pour nous, ce mystère s’est manifesté en plénitude dans le mystère chrétien, mais tous peuvent déjà en percevoir quelque chose.

D’un point de vue politique, il semblerait que nous touchons à la fin d’une utopie qui consistait à croire que le modèle politique occidental allait nous garder dans un monde de liberté et de sécurité. La crise du Covid a fait voler en éclat les dernières digues qui retenaient la mise en place d’une société où la vie privée est grandement contrôlée et où des libertés élémentaires sont retirées aux citoyens. La loi a pris le dessus sur le bon sens et sur le jugement du bien véritable d’une situation. La politique a sombré dans des raisonnements fallacieux et des mensonges orchestrés. Au profit de qui ou dans quel but ? Cela n’a pas grande importance. Ce qu’il faut noter, c’est que quand un gouvernement en arrive là, c’est qu’il ne lui reste plus longtemps à vivre. Que la population lui retire sa confiance et refuse de coopérer, alors il s’effondrera. Reste à savoir ce qu’il y aura après.

Pour notre part, du fait de la quête croissante d’un nouveau paradigme plus équilibré, moins clivant, plus pragmatique et plus sage, nous croyons que va ressurgir le vieux principe de philosophie politique qui dit que le meilleur régime est à la fois démocratique, aristocratique et monarchique. C’est ce que l’on peut appeler une holacratie, ou une holarchie. Il s’agit d’un gouvernement complet, entier, organique, qui considère que les personnes et les communautés s’insèrent dans des communautés de plus en plus vastes, qui ne sont pas seulement la somme des personnes ou communautés qui la composent, mais sont encore plus. Le gouvernement se répartit alors intelligemment à tous les échelons. Les unités de base (holons) se composent en unité supérieures plus complexes, et ce dans diverses directions. La société est en fin de compte un corps avec divers organes et de multiples interactions.

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Le sceau de Dieu

L’Agneau mystique que tous viennent adorer (Jan van Eyck)

Une personne m’a rapporté avoir vu un arbre tombé un jour, pourri par le milieu. Ce n’était pas la base qui avait pourri, mais le tronc à mi-hauteur. C’est là l’image de notre monde. Ses racines ont plongé dans le christianisme, mais en grandissant, il l’a rejeté. Il s’est bâti fier et élancé. Cependant, son tronc à mi-hauteur est pourri et il va s’effondrer.

L’effondrement va-t-il être brutale ? Nous pourrions le croire aujourd’hui. Pourtant, Dieu maintient visiblement encore ce monde dans une certaine unité. De fait, nous pensons que le Seigneur va donner encore un peu de temps à notre civilisation, pour que nous puissions nous préparer à vivre une Pâques. Il va s’agir d’abord de grandir en résilience : enracinement, circuits-courts, etc. Mais nous pensons aussi que le Seigneur a encore une mission pour notre monde, une dernière avant un renouvellement par la Croix. Il veut s’en servir pour manifester une lumière de l’Évangile qui n’a pas encore été suffisamment explorée ; il a un dernier mystère à nous manifester, à nous rendre explicite.

Ce mystère touche à l’Incarnation. Et c’est bien là, à l’Incarnation, que le bas blesse : notre attitude durant la crise sanitaire a bien montré que nous n’avons pas su défendre l’Incarnation. Plus de sacrements, plus de présence réelle, plus de visites, que du virtuel et des écrans, et chacun chez soi.

Saint Jean nous avait prévenus : « Car de nombreux séducteurs se sont répandus dans le monde : ils ne professent pas la foi à la venue de Jésus Christ dans la chair. Le voilà, le séducteur et l’antéchrist ! » (2 Jean 1, 7). Et c’est bien à cela qu’il nous faut venir : défendre l’incarnation, et bâtir la civilisation de l’amour.

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Des contes pour le Troisième Millénaire

Saint_Jean_à_Pathmos
Saint Jean l’évangéliste à l’île de Patmos

« Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d’une nuée ; au-dessus de sa tête était l’arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre ; et il cria d’une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix. Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j’allais écrire ; et j’entendis du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas. Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps, mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes. » Livre de l’Apocalypse 10,1-7

Que sera le Troisième Millénaire ? De quoi sera-t-il fait ? Quel sera son mystère, sa vie, ses joies et ses peines ? Qui oserait répondre à de telles questions ? Des perspectives angoissantes habitent le monde d’aujourd’hui, qu’elles soient sanitaires, écologiques, sociales, géopolitiques ou spirituelles. Mais y aura-t-il des vérités profondes sur le monde, sur Dieu, sur les anges et sur l’homme qui nous auraient échappées et que l’on découvrira un jour ? Y aura-t-il des évènements capables de faire voler en éclat nos propres conceptions, ce qui fonde notre civilisation, et de nous mener vers des jours plus heureux, ou tout au moins différents, plus sombres ou plus merveilleux ? Ou faut-il simplement répéter toujours la même chose, chacun selon sa sensibilité et son éducation, en espérant que le camp du bien finira par l’emporter dans un combat qui semble ne jamais finir, et comme si nos idées étaient finalement celles de Dieu ?

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