L’Arc-en-Ciel

« C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours : j’ai placé mon arc dans la nuée, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre. » (Gn 9, 12-13). Tout le monde connaît l’histoire de Noé et du déluge qui se termine par ce sublime arc-en-ciel comme signe de l’Alliance entre Dieu et les hommes pour la suite des temps. Moins connu peut-être est la présence de l’arc-en-ciel dans le livre de l’Apocalypse.

On le voit déjà autour du trône de Dieu : « Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. » (Ap 4, 2-4). Il s’agit là d’une description de la vie des chœurs angélique autour du trône de Dieu.

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Les trois unités

Il nous arrive parfois d’entendre que, quand quelque chose ne va pas, il n’y a pas de juste milieu possible, car celui-ci ne ferait qu’aggraver la situation. Par exemple, agir dans la haute finance alors que celle-ci détruit le monde en cherchant seulement un équilibre pour minimiser les effets pervers ne pourrait rien apporter de bon ; la seule solution possible serait de partir ou de réformer les choses en profondeur. Pourtant la vie vertueuse se définit comme une médiété entre des extrêmes, et semble laisser entrevoir la possibilité d’une action plus modérée. Qu’en est-il vraiment ? Il y a derrière cette question de nombreux cas de conscience que nous traversons tous si nous avons un tant soit peu soif d’idéal, soif d’un monde meilleur, d’un monde juste et équitable.

Regardons Jésus. Une foule immense l’acclame aux Rameaux. C’est un moment de grande unité et il en est le Roi. Mais chez ceux qui l’acclament, tout n’est pas rose. Certains cherchent la puissance ou l’intérêt. Certains ne font cela que pour mieux le tuer ensuite. Un des douze apôtres est même sur le point de le livrer. La situation met en péril la paix avec Rome. Elle semble même courir le risque de nous éloigner de la simplicité de l’Évangile. Il y a de nombreux pécheurs, de nombreuses illusions, de nombreux cœurs partagés. On a l’impression d’une fausse unité, d’une fausse paix, d’une situation où tout ne tourne pas rond. Et pourtant, Jésus se laisse faire, il est même acteur, car il sait qu’au-delà de tout cet ivraie, le bon grain est semé. Il est le Roi du Ciel et de la Terre, et ce moment devait arriver pour le manifester.

Mais vient ensuite la Passion où il quitte tout prestige, où il se dépouille jusqu’à subir une mort infâme. Il aurait pu prolonger la fête et entrer dans un messianisme terrestre, mais cela aurait été succomber au Père du mensonge. Au contraire, il a fait sa Pâques, laissant derrière lui les menteurs et les hypocrites, pour refaire l’humanité en profondeur et aller jusqu’au matin de la Résurrection. Et c’est là que se trouve son vrai règne, sa vraie unité.

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Connaître Dieu

« La vie éternelle, c’est qu’il te connaisse, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jn 17, 3).

Telle est notre perspective : connaître Dieu ! Et vivre de la béatitude qui en découle. C’est une promesse d’avenir pour le moins réjouissante.

Pour pouvoir le connaître, Dieu nous a créés à son image : nous sommes des personnes. Nous sommes chacun une « substance individuelle de nature rationnelle », selon la définition de la personne de Boèce (480-524). « Persona est naturae rationabilis individua substantia ». Et c’est cette rationalité qui nous permet de connaître Dieu.

Cependant, une confusion est ici possible, car le mot de « rationabilis » a plusieurs sens. Selon le dictionnaire Gaffiot (éd. 2001) il veut dire : « raisonnable, doué de raison » pour le latin postclassique du Haut-Empire (Ier-IIIe siècle ap. J.-C.), et « spirituel, mystique » pour le latin tardif du Bas-Empire (IV-Ve siècle av. J.-C.).

On peut penser que Boèce, décédé en 524, ait plutôt utilisé ce terme selon cette dernière connotation spirituelle dans la définition citée plus haut. Mais ce n’est pas ce sens spirituel qui a souvent prévalu, en particulier en Occident, où la « rationabilis » s’est trouvée liée au concept, à l’idée, à la logique, voire même à la loi.

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Nos amis les anges

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Avant de commencer notre propos, prenons le temps de nous arrêter quelques instants pour considérer la multitude d’anges qui sont là autour de nous. Ils partagent notre vie. Ils se rendent présents à nous. Ils nous aident à entrer en présence de Dieu. Ils nous éclairent, nous illuminent. Ils nous réconfortent et nous soutiennent. Ils nous aident à avancer, et à être heureux. Si nous prêtons l’oreille, c’est un chant d’amour joyeux et majestueux tout à la gloire de Dieu.

Considérons l’ange gardien plus particulier qui a été mis à notre côté pour toute notre vie. Il est là pour nous. Il nous connaît depuis toujours. Il veille sur nous. Il a été là dans nos moments de joies et dans nos moments de peines. Il nous parle chaque jour.

Confions-nous à eux, et demandons-leur de nous aider à mieux les connaître.

Notre allons chercher ici à présenter une histoire de notre perception des anges, puis à regarder qui ils sont, ensuite à voir leur organisation en hiérarchie, pour enfin nous intéresser à toute la communauté céleste. Nous donnons à la fin une liste des ouvrages qui ont permis cette synthèse. À ces références s’ajoutent dans notre propos divers éléments glanés au fil des rencontres et des échanges.

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Ô Eucharistie

Ô Eucharistie, ô Vie de ma vie.
Astre rougeoyant, ô Sang de mon sang.
Tu es là présent, Ô Eucharistie,
Toi le Corps vivant du Christ dans la nuit.

Et sur cette terre, exilés loin du Ciel,
L’Astre de Lumière réchauffe nos corps frêles.
C’est une existence toute eucharistique,
Où la douce présence n’est pas symbolique.
Attirés par elle, nous vivons pour elle.
Et Il nous étreint sur son cœur serein.

Un jour nous serons dans la vraie patrie.
Et là nous vivrons dans son vis-à-vis.
Attendant ce jour, confiant dans l’Amour,
Faisons-Lui la cour. Fixons-Le toujours.
Entrons dans la danse que forment les saints.
Farandole immense d’un bonheur sans fin.
Vivons devant Lui autour de son trône,
Dans cet aujourd’hui que Jésus nous prône.

Et quand nous serons dans la vraie Lumière,
Alors nous dirons les bontés du Père.
Nous exulterons par le Saint-Esprit.
Nous nous unirons au grand Jésus-Christ.
Nous glorifierons la Sainte Trinité ;
Nous nous aimerons pour l’éternité.

À l’Eucharistie, vouons notre vie.
C’est là le chemin sûr et très certain.
Son abaissement est vraiment très grand.
Servons-Le ici, comme Il nous le dit.

Louange et adoration

Devant l’Éternel, il n’y a rien de pareil
Que d’aimer sans mesure et donner sans usure.
Regarder les Beaux Yeux de ce Dieu amoureux
Les trouver si jolis et en être tout épris.

Et chanter sans fin le Cantique en refrain
Et danser sans frein la grande valse des saints.
Et trouver si beau le cantique de l’Agneau.
Et lever ses mains pour le louer sans fin.

Vivre d’amour dans ce monde sans détour
Où l’on est si heureux en Présence de Dieu.
Et vouloir L’adorer et Le remercier
Car c’est Lui qui nous a créés.

Un air de paradis

Joie d’aimer près de l’oranger
Et serein d’étendre la main
Pour cueillir le doux fruit
De l’arbre de la vie.

Roucoulement de l’oiseau joyeux,
Marche gracieuse du félin malin.
L’eau tombe de ses mains,
Et la source coule aux cieux.

Et la fleur pousse aux cieux.

Que demander en ce jour
Si ce n’est le bel amour ?
Pour que dans une douce flamme
Tout s’embrase dans nos âmes.

Et qu’un doux matin tout serein
Nous nous levions avec entrain
Pour marcher dans le jardin
Où jouent des biches et des daims.

Et sentir le plaisir
De la vie qui jaillit.
Et beaucoup se réjouir
D’être là et ici.

Et plonger dans ce monde
De la source féconde
Où nous nous unissons
D’un amour qui est don.

Et trouver la joie d’exister
Dans tant de beautés
Qui nous font désirer
Celui qui nous a créés.

Les montagnes

Ô vous douces montagnes
Qui culminez là-haut
Au repos des héros
Après longues campagnes.

Ô doux bruit de la nuit
Où se lève l’aurore
Ô ma joie quel trésor
Ces sommets inouïs.

La montée fatigante
Vers des cimes rutilantes
Laisse l’âme en émoi.

Mais un petit chamois
Au pelage gracieux
Dans ces cieux délicieux

Répand un joyeux air
Au creux du divin lieu
Où les austères pierres
S’embrasent de mille feux.

Prière pour rénover le monde

Seigneur Jésus, Tu nous as donné un cœur pour aimer. Aide-nous à faire de nos familles, de nos villes et de nos pays des lieux vibrants de paix, de joie et d’amitié. Aide-nous à œuvrer concrètement par de petites et de grandes choses pour bâtir en ce monde la Civilisation de l’Amour, et pour faire de nos vies des œuvres de Miséricorde.

Donne-nous de grands désirs, et donne-nous les occasions et la force pour les réaliser. Mets sur notre route des personnes bienveillantes pour que nous puissions travailler ensemble à rénover le monde. Montre-nous le chemin qui mène vers nos frères, ouvre nos yeux à leurs besoins, et apprends-nous à les servir comme Tu nous as servis.

Ôte de nos cœurs tout obstacle qui pourrait nous empêcher de donner le meilleur de nous-même. Apprends-nous comment cela se fait au travers de nos faiblesses et de nos limites, car nous ne sommes pas Toi. Préserve-nous de la désespérance et de l’orgueil. Et montre-nous comment aller puiser à la Croix les grâces pour toujours avancer au rythme que Tu as décidé.

Sainte Famille de Nazareth, soyez notre modèle d’amour et de tendresse pour que se déploie autour de Jésus une humanité renouvelée et restaurée toute à la gloire du Dieu Trinité ; et aidez-nous à cheminer ainsi de jour en jour dans une unité toujours plus grande, en vivant de l’Esprit, vers le Père.

Amen.

Prière avant le labeur

Ô Maître et Seigneur Jésus-Christ, Vous me donnez ce temps pour Vous servir. Veuillez bénir mon labeur. Guidez-en le commencement, le cours et la fin. Qu’il puisse servir à votre plus grande gloire et à l’augmentation de la charité dans les cœurs.
Esprit de Dieu, descendez en moi et déposez-y vos sept dons sacrés.
Père très saint, accueillez ce temps comme une offrande de votre enfant.
Ô Marie, ma Mère, accompagnez-moi, conseillez-moi et guidez-moi. Sachez m’arrêter s’il le faut et m’encourager quand cela est nécessaire. Je m’en remets à votre maternelle tendresse.
Que tout soit fait à la gloire de la Trinité !

Saint Joseph, veillez sur nous !