Le sexe est-il un accident ?

Le titre est peut-être un peu accrocheur, mais il s’agit en fait d’une question philosophique dont la réponse revêt une certaine importance. Il se pose la question de savoir si la masculinité et la féminité sont des accidents ou sont d’ordre substantiel. Un accident est ce qui existe dans un autre ; l’accident peut changer dans un être tout en ayant affaire toujours au même être. C’est par exemple la couleur de notre peau. Une substance est ce qui existe en soi, par soi et non pas dans un autre. Pour un être constitué avec une essence, c’est ce qui demeure dans tout changement. La pierre, le chien et l’homme sont des substances aux multiples accidents. Il y a neuf types d’accidents : la quantité, la qualité, la relation, le temps, le lieu, la possession, la situation, l’action et la passion.

La nature humaine n’est ni masculine, ni féminine, même si elle permet l’un ou l’autre. On pourrait se dire alors que la masculinité et la féminité sont d’ordre accidentel et non pas une caractéristique substantielle. On pourrait finalement changer de sexe. C’est ce que soutiennent certaines personnes. Soit radicalement ; soit en disant cependant que c’est un accident trop fondamental pour qu’on puisse en fait vraiment en changer. Lire la suite « Le sexe est-il un accident ? »

Des hommes préhistoriques

Gn 2,7 : « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. »

Les hominidés sont apparus sur la Terre il y a des millions d’années. Dans cette famille se trouvent aujourd’hui les orangs-outans, les gorilles, les chimpanzés et les membres de l’espèce humaine, à savoir les homo sapiens. Le genre homo, dont on trouve la première trace il y a 2,8 millions d’années, a comporté plusieurs espèces dont il ne reste aujourd’hui que les homo sapiens que nous sommes qui sont apparus il y a 300.000 ans.

On appelle hommes préhistoriques les membres des diverses espèces du genre homo ainsi que d’autres espèces apparentés qui ont vécu au cours de la préhistoire.

Ces êtres présentent pour la plupart des caractéristiques d’évolution assez archaïques comparées à celles de l’homme moderne. Ils ont dans l’ensemble un physique primitif qui a connu de nombreux changements pour aboutir à celui d’homo sapiens. Ils sont marqués par l’usage progressif d’outils et l’apprivoisement du feu. Ils présentent aussi une culture primitive d’ensevelissement des morts et de pratiques artistiques (peintures, etc.). Ils devaient aussi posséder de nombreuses autres particularités dont nous avons peu de traces, mais rappelant les nôtres d’une manière embryonnaire.

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Le Don et la Vie

Gn 1, 27 : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. »

La réalité sexuée est au cœur de notre humanité. Nous sommes homme ou nous sommes femme. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que cela veut dire profondément ?

Si l’on regarde les organes sexuelles, les différences sont notables. Et l’on s’aperçoit que ceux de la femme apparaissent principalement ordonnés à l’accueil de la vie, à permettre la croissance d’une vie. Et l’on s’aperçoit que ceux de l’homme apparaissent principalement ordonnés au don de la semence fertile. Et l’on découvre que la femme va avoir un regard davantage tourné vers la Vie, et l’homme vers le Don.

Il s’agit ici du don dans toute sa signification, aussi bien du don reçu, que du don intégré dans sa personnalité, que du don donné à l’autre, et de toute la joie qui vient de cette circulation du don. C’est le don du cœur qui aime dans des relations réciproques.

Il s’agit ici de la vie aussi bien dans son déploiement, que dans ses fondations qui permettent ce déploiement, que dans son achèvement du fruit arrivé, que dans le repos qui accompagne ces mouvements et qui donne une plénitude. C’est l’arbre de la vie qui donne des fruits de bel amour.

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