Chimères

Tapisserie de l’Apocalypse à Angers, le Dragon et la Bête

Ces jours-ci doit être discutée au Parlement une loi très permissive qui ouvre notamment la voie à la création de chimères homme-animal… Cela se passe aujourd’hui au Sénat, et mardi prochain en dernière lecture à l’Assemblée.

Et pendant ce temps, les médias font preuve d’un silence coupable qui laisse la population dans l’ignorance de ce qui est en train de se tramer. D’autres choses sont dans cette loi : PMA, avortements, dons d’organes, etc. Mais cette mesure des chimères ne peut qu’attirer notre attention, tant elle nous semble l’aboutissement de toutes ces mesures où l’on repousse sans fin les limites.

Quand l’on sait que l’avortement avait été votée à l’origine pour des cas très restreints, et qu’on en pratique aujourd’hui 200 000 chaque année en France, et plus de 40 millions dans le monde… Ce qui fait des dizaines de millions en France en quelques décennies, et des milliards dans le monde… Même Simone Veil, qui a promu l’avortement en France, s’est dit horrifiée de cette évolution, ne voulant pour sa part cette loi que pour préserver la santé des femmes, et non pas pour une telle banalisation. Sous couvert de bien, nous avons ouvert une brèche, et désormais il n’y a plus de limites.

Car, c’est bien là le problème. Quand l’on perd le sens de la dignité due à l’embryon, quand l’on ne respecte pas la vie en gestation, c’est toute l’échelle des valeurs qui s’en trouve bouleversée. Et progressivement, avec les années et les nouvelles générations, le sens de la dignité des choses s’étiole… Jusqu’à ne même plus penser qu’un enfant à le droit d’avoir un papa et une maman, et que l’on ne peut institutionnaliser le contraire. Jusqu’à ne plus voir qu’un enfant à le droit de vivre sa grossesse dans le ventre de sa maman. Et l’on en vient à se dire qu’il est même possible de faire des monstres mi-homme, mi-animal. On se croirait sur la Lune…

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Chemin spirituel

L’ancienne Cité de Jérusalem

Sur cette Terre, nous sommes en chemin vers Dieu. C’est un cri de l’âme qu’il faut avoir et cultiver : Je veux voir Dieu, je veux vivre avec Dieu. C’est là que se trouve le vrai bonheur : dans ce chemin. Il faut l’emprunter pour arriver à la joie parfaite. Ce chemin a été décrit par les écoles de spiritualité. Nous allons tâcher ici d’en présenter une synthèse, un résumé, assez succinctement. La description des sept premières demeures est reprise de sainte Thérèse d’Avila (cf. Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, Je veux voir Dieu). La suite vient de réflexions plus récentes où il est apparu à beaucoup qu’il y avait besoin d’un complément (en particulier suite à la vie mystique de Mère Teresa).

Pour bien comprendre ce chemin, il faut avoir en vue une juste anthropologie. L’homme est un être spirituel qui vit sa spiritualité dans la matière. Il est donc un corps, un composé d’une âme et de matière. Son âme, spirituelle, lui permet d’être un esprit ouvert sur le monde de Dieu, mais aussi sur celui des anges, et celui de la spiritualité des autres êtres humains. Par sa matière, il est ouvert au monde sensible des animaux, des végétaux et de tout l’univers matériel. Il voit les autres corps. Il perçoit cette matière et cela suscite en lui des mouvements charnels et spirituels. Il est en contact avec les autres esprits, et cela suscite en lui des mouvements spirituels et charnels. Il a sa propre activité, spirituelle et charnelle.

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Le serment de la civilisation de l’amour

Par les Irréductibles Français

Nous parlions de ce serment dans notre article : Bâtir la Civilisation de l’Amour.
Nous vous invitons ici à le prêter (cf en bas de la page).
Vous trouverez la fiche de ce serment ici.

« Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engage à bâtir en ce monde la civilisation de l’amour. Je m’engage, avec tout mon être et pour toute ma vie, à œuvrer pour étendre le Règne du Christ et pour qu’advienne un temps de paix et de justice. Je suis conscient que cela commence déjà à la maison, avec ma famille et mes proches, mais aussi que cela me demandera des choix exigeants qui m’entraîneront sur des chemins nouveaux pour servir Dieu et mon prochain, avec l’assistance de l’Esprit-Saint, des anges et des saints. »

La civilisation de l’amour

La civilisation de l’amour est une société imprégnée de charité qui trouve dans l’Évangile son ferment pour que la vie humaine soit authentiquement vécue. Ce terme a été mis à l’honneur par Paul VI (cf. le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI). Présente dès le début du christianisme d’une manière sous-jacente, cette civilisation est une réalité surnaturelle donnée par Dieu. Elle se fonde sur le mystère de l’Incarnation et sur le salut apporté par la Passion et la Résurrection. Elle trouve dans la doctrine sociale de l’Église une expression de ses principes clefs.

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Bâtir la Civilisation de l’Amour

« Je suis venu jeter le feu sur la Terre, et quel n’est pas mon désir sinon qu’elle brûle. » (Luc 12,49)

« La civilisation de l’amour l’emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l’humanité finalement chrétienne. »
Homélie de Paul VI le 24 décembre 1975

« Face à cette culture de mort, notre responsabilité de chrétiens doit s’exprimer par la « nouvelle évangélisation », dont la civilisation de l’amour est l’un des fruits les plus importants. En son centre se trouve la reconnaissance de la valeur unique de tout être humain. »
Audience de Jean-Paul II du 15 décembre 1999

« L’Amour de Dieu enveloppera le nouveau siècle. Ce sera comme un temps de grâce, comme l’accomplissement d’un dessein d’amour pour toute l’humanité et pour chacun de nous… N’ayons pas peur ! Ce n’est pas un vieux monde qui se termine, c’est un Nouveau Monde qui commence. Une nouvelle aurore semble naître dans le ciel de l’histoire. »Jean-Paul II, 19 novembre 1997

« Jésus nous invite à construire ensemble la civilisation de l’amour dans les situations qu’il nous arrive de vivre chaque jour. »
Pape François, 18 juillet 2018

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Poésie

Une vie sans poésie est une vie monotone,
Joli vers qui me ravit comme les lueurs de l’automne.
Écoutant les notes d’argent du charmant cheval ailé,
Me voilà tout amoureux tel un amant bien zélé.

Dame Sagesse, Dame Poésie, belle figure, belle harmonie.
Petit prince, petit poète, sur la lyre et la musette.
Près du pin, Ah ! ce matin, vint la muse au nez joli.
Elle me dit, c’est bien certain, le grand secret de la chouette.

Pomme de pin, époux heureux, joli matin, fils de Dieu.
Ces fleurs, c’est époustouflant ! Elle et moi, yeux dans les yeux.
Au-delà du petit jour qui nous réveille sans détour,
Ces deux petits troubadours nous parlent, ô joie, bien d’amour.

Bien se taire, il va falloir. Joli air, petit parloir.
Poules, agneaux et les poussins. Tout est dit, lueur d’ici.
Silencieux, mais bienheureux, vient le matin très serein.
Cocorico ! Hisse-et-ho ! Tout est dit ! Cela suffit !

Corona… quoi ?

Et voilà ! Encore un article sur la crise actuelle. À quoi bon finalement ajouter encore à la cacophonie ambiante et parler encore de ce sujet ? La psychose qui se généralise dans notre société devrait nous conduire à ne plus y penser et à nous intéresser à d’autres sujets pour sortir de cette crise en nous renouvelant par l’attention au mystère de la vie sous toutes ses formes. Pourtant, la question poignante de chercher le sens de tout cela nous habite et nous pousse à écrire encore là-dessus, en espérant que ce soit la dernière fois. Ce n’est pas finalement la peur, la colère ou le dépit qui nous presse en ce sens, mais l’enthousiasme pour l’œuvre que Dieu a réalisé, qu’il réalise aujourd’hui et qu’il compte réaliser demain.

Et pourquoi parler à nouveau de ce que nous disons par ailleurs de mille manières ? C’est que nous cherchons ici à aller à l’essentiel, à la fine pointe de ce qui est important pour aujourd’hui.

Alors quel est le sens de cette crise ? Vers quel avenir devons-nous porter nos pas ?

Je voudrais partager cette idée que nous sommes un peu comme les rois mages qui suivent une étoile qui doit les mener à la Crèche. Notre civilisation qui a vieilli et qui est fatiguée ne peut selon nous se renouveler qu’en entrant à nouveau dans le mystère de Noël. Bien sûr, toute grâce vient du mystère pascal. Mais le mystère de la Nativité, de cet enfant qui est Dieu et qui se rend visible entre Marie et Joseph dans une humble étable, est celui qui peut nous redonner le goût de la vie. C’est un mystère qui fait la joie des enfants, et qui unit les familles. C’est un mystère où le ciel s’ouvre et où les anges se mettent à chanter la gloire de Dieu. C’est le mystère de l’Incarnation : celui d’un Dieu qui se fait chair, celui d’un amour qui se manifeste par des gestes, des regards, des sourires, des repas, des étreintes, des présents, celui des anges qui agissent concrètement pour nous aider et nous accompagner.

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Liberté de conscience

Selon l’Évangile, le plus grand des commandements, celui qui résume tous les autres, c’est celui de la charité : aimer Dieu et aimer son prochain, de l’amour même de Dieu (Mt 22, 37-40). Mais comme on aime à le dire : l’amour se fait dans la vérité. Il faut aimer en vérité. L’erreur produit le désordre et le malheur… La vérité permet à la vie de s’épanouir. Elle permet à des amis et à des amants de cheminer ensemble dans une union de cœur. La vérité se reconnaît progressivement dans la conscience qui juge de chaque chose, et permet de choisir le vrai bien. C’est un chemin que l’on emprunte durant toute sa vie : il est fait d’erreurs et de réussites, de déceptions et de grandes joies.

Au sujet de la vérité, Jean-Paul II nous a rappelé dans Veritatis splendor qu’il y a deux impératifs moraux fondamentaux : celui de chercher la vérité, et celui de la choisir une fois trouvée. Ces deux impératifs vont ensembles. Ils fondent la liberté de conscience. Nul ne doit être embêté dans ses choix de conscience, s’il garde vif son désir de quête de la vérité. Mais on ne peut invoquer la liberté de conscience si l’on ne cherche plus la vérité, si l’on se façonne une vérité selon ses envies. C’est là qu’il faut remarquer que notre conscience n’est pas un absolu auto-référencé : elle doit être en relation avec Dieu, avec la Vérité, avec le Bien. Et dans cette relation, elle doit chercher à s’ajuster pour correspondre de plus en plus à ce Vrai Bien qui la dépasse. Et le Vrai Bien est Beau et Bon : il nous fait entrer dans un dynamisme de vie réjouissant.

Mais il y a une autre erreur qui peut nous conduire dans l’impasse. C’est celle de penser que ce travail de la conscience, de chercher la vérité et d’y adhérer une fois trouvée, se fait dans la solitude de notre conscience absolument seule en elle-même ou devant Dieu. Ce fut l’entreprise, par exemple, de Descartes. Il espérait trouver dans sa conscience seule une certitude absolue. Cela peut sous certaines réserves fonctionner dans certains domaines, comme les mathématiques. Mais, en général, cela ne peut conduire inévitablement qu’à l’erreur, et à se créer sa propre vérité. C’est finalement un relativisme qui se fonde non pas sur le rejet d’une vérité objective, mais sur la croyance que nos facultés personnelles sont capables d’émettre par elle-même un jugement certain. Et alors, cela conduit à avoir chacun sa propre vérité.

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Pentecôte

Sur le chemin qui mène à Dieu,
Pour notre monde tout abîmé,
Un minotaure a tout bloqué.
Pas de panique ! Soyons joyeux.

N’ayons pas peur, sourire radieux.
Car Marie veille et se réveille.
Un doux sentier nous est donné.
Ô Divin Cœur, ô Reine des Cieux.

Il faut aller vers l’Orient,
Près de la Vierge et de l’Enfant,
Pour restaurer tout l’Occident,
Par les saints anges… eucharistiant.

Esprit de Dieu, Esprit vivant.
C’est l’effusion, très concrètement.
Le monde changera, très certainement,
Bien, lentement, le signe aidant.

Des animaux fantastiques

Le monde actuel s’effondre, car il s’est enfermé dans les limites de la raison et des capacités humaines. Il ne croit plus que des puissances supérieures sont à l’œuvre, et qu’il faut savoir s’associer avec le Bon Esprit et les bons anges pour gouverner ce monde contre les esprits des ténèbres. Il prétend tout régir tout seul, et il s’en montre bien incapable. Nous pensons que l’Esprit de Dieu va se rappeler à nous dans l’échec de nos entreprises à hauteur d’homme, dans une sorte de nouvelle effusion d’amour, qui nous redonne une nouvelle jeunesse, et un avenir renouvelé. Cela se fera, bientôt ou dans quelques années, par des signes visibles et sensibles de guérison et de manifestation de la gloire de Dieu. Alors, laissez-nous imaginer qu’il use pour cela d’un signe particulier de l’action des puissances supérieures : celui des animaux fantastiques ! Le Seigneur n’a-t-il pas annoncer des signes encore plus grands que ceux qu’il a réalisés lors de sa vie terrestre ? Et nous serions alors à même de prononcer ce discours, que nous laissons à votre méditation :

« Mais qui sont ces êtres qui se déploient dans le ciel de notre monde ? Quel est le sens de ce jour surprenant où nos certitudes semblent vaciller pour nous révéler des réalités inconnues jusque là ? Ce qui semblait du domaine du rêve ou de l’illusion a pris chair. Et ce ne sont pas des robots ou d’autres productions humaines… Ce qui semblait impossible est arrivé. Des animaux fantastiques ont fait irruption dans notre monde. Ils sont venus le sauver du danger de destruction où nos bêtises nous ont conduits.

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Des anges, de leur existence et de leur sexe

Puisque le monde est en feu, il est temps de parler du sexe des anges. C’est une longue tradition depuis la chute de l’empire d’Orient sous les assauts des armées musulmanes en 1453 de procéder ainsi en de telles situations. Cela peut faire rire, mais à chacun de savoir où sont ses priorités. Nous ne faisons pas ici de l’ironie mal placée, mais nous désignons au contraire le point sur lequel notre civilisation a échoué ; et qui peut donc être le lieu d’un renouveau. À vous de vous faire une idée si vous acceptez de prendre le temps de nous lire dans nos différents articles. Nous regarderons ici tout d’abord la question de l’existence des anges, puis celle de leur sexe.

Les anges, donc, qui nous écoutent et sont prêts de nous, sont des êtres purement spirituels. Les diverses religions et cultures attestent de leur existence. Mais peut-on prouver cette existence par la raison humaine ? Certains diront que non, et que cela relèvent seulement de la foi. D’autres, comme saint Thomas d’Aquin et nous-mêmes, soutiendront que cela est possible. La preuve repose essentiellement sur l’argument de la complétude de l’univers des créatures.

De fait, Dieu ne fait rien à moitié. L’on sait que Dieu est purement spirituel. La complétude de l’univers demande qu’il y ait des créatures purement spirituels pour que la perfection propre de la spiritualité soit manifestée en elles. Bien sûr, Dieu a aussi créé des êtres spirituels qui ne sont pas purement spirituels mais composés de spiritualité et de matière : ce sont les hommes. Il y aurait quelque chose de déficient à se contenter de ces êtres spirituels-là, et à imaginer qu’elles soient les seuls de l’univers. On aurait un goût d’inachevé. Ce qui serait sorti des mains de Dieu ne serait pas adéquat à la perfection divine. C’est la preuve par la complétude dans l’ordre de l’existence.

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